Le niqab, Kant et la liberté

À Trappes, le contrôle d’identité d’une femme en niqab dégénère. Une nuit d’échauffourées. Policiers contre émeutiers. Flash-Ball et de gaz lacrymogènes contre cailloux et mortiers.

Dans un quartier de Paris, une femme en niqab. En vitrine, une robe rouge. Tentation. Un conte moderne où une mère analphabète a pour liseuse, sa fille scolarisée. La fille lit à la mère le livre d’Emmanuel Kant, écrit en 1784, Qu’est-ce que les Lumières ?, où le philosophe développe l’idée qu’il est bénéfique de penser par soi-même.

Extrait p. 76 de ce beau petit livre, Kant et la petite robe rouge, signé Lamia Berrada-Berca (éditions La Cheminante) :
Une robe est une forme d’idée.
Une vision du monde.
Un grand désir d’être.
Une façon d’exprimer sa liberté à même le corps : voilà ce que cette robe au tissu si différent du gros drap grossier de tergal qui l’enveloppe habituellement incarne aux yeux de la jeune femme.
Mais encore faut-il la porter… La liberté ne se range pas au placard, elle s’affiche.

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