Une odeur fine et suave d’héliotrope…

Une odeur fine et suave d’héliotrope s’exhalait d’un petit carré de fèves en fleurs, elle ne nous était point apportée par une brise de la patrie, mais par un vent sauvage de Terre-Neuve, sans relation avec la plante exilée sans sympathie de réminiscence et de volupté. Dans ce parfum non respiré de la beauté, non épuré dans son sein, non répandu sur ses traces, dans ce parfum chargé d’aurore, de culture et de monde, il y avait toutes les mélancolies des regrets, de l’absence et de la jeunesse.

Chateaubriand, Mémoires d’Outre-tombe, volume 1, Livre VI, chap. 5, p. 391

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