Noirs d’encre, une vision américaine et rajeunie de la littérature afro-française

Il sera l’une des figures universitaires du festival Étonnants voyageurs à Brazzaville, du 13 au 17 février. Dominic Thomas est directeur du département d’études françaises et francophones de l’université de Californie à Los Angeles (UCLA). Parmi les enseignants qu’il a engagés figure Alain Mabanckou.

 

Son livre Black France (2006) est enfin traduit en français par Dominique Haas et Karine Lolm pour les éditions La Découverte. Les mêmes éditions avaient publié l’an dernier La France noire, dont Dominic Thomas est l’un des co-auteurs avec Pascal Blanchard et Sylvie Chalaye.

Livre sur les trajectoires des mondes noirs, de l’immigration, sur les héritages de la colonisation, Noirs d’encre, sous-titré « Colonialisme, immigration et identité au cœur de la littérature afro-française », est la version littéraire de La France noire. Noirs d’encre précède et suit La France noire.

L’éditeur le présente ainsi : « Noirs d’encre explore les bouleversements qui ont résulté de la domination coloniale et postcoloniale, et les impacts sur les sociétés et populations africaines de la dissolution partielle des structures d’États-nations modernes en faveur de mécanismes supranationaux. L’auteur s’appuie sur une étude comparatiste d’oeuvres littéraires et donne à voir les circonscriptions transnationales issues du colonialisme et de l’immigration. Ainsi que l’émergence d’une littérature « afro-française », qui rafle les prix littéraires internationaux et fait connaître la langue, plus profondément sans doute que ne le peuvent les institutions de la francophonie.
En mobilisant les apports de différentes disciplines (anthropologie, sociologie, études francophones, Gender Studies, études sur les diasporas, études postcoloniales), Noirs d’encre souligne l’importance pour la société française de valoriser une nouvelle histoire de France qui ferait clairement comprendre que les diasporas noires se trouvent au cœur de l’ouverture de la France au monde, au coeur même de sa modernité. »

Il est préfacé par Achille Mbembe et postfacé par Pascal Blanchard et Nicolas Bancel.

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