Kant : Prix et dignité

Entendu lors du séminaire de Georges Didi-Huberman, « Peuples en larmes, peuples en armes », ce lundi 14 janvier à l’École des Hautes études en sciences sociales (Paris), cet axiome philosophique d’Emmanuel Kant, extrait de Fondements de la métaphysique des mœurs, II :

« Dans le règne des fins tout à un PRIX ou une DIGNITÉ. Ce qui a un prix peut être aussi bien remplacé par quelque chose d’autre, à titre d’équivalent ; au contraire, ce qui est supérieur à tout prix, ce qui par suite n’admet pas d’équivalent, c’est ce qui a une dignité.
Ce qui rapporte aux inclinations et aux besoins généraux de l’homme, cela a un prix marchand ; ce qui, même sans supposer de besoin, correspond à un certain goût, c’est-à-dire à la satisfaction que nous procure un simple jeu sans but de nos facultés mentales, cela a un prix de sentiment ; mais ce qui constitue la condition, qui seule peut faire que quelque chose est une fin en soi, cela n’a pas seulement une valeur relative, c’est-à-dire un prix, mais une valeur intrinsèque, c’est-à-dire une dignité. »

Les émotions télévisées ont un prix, leur surabondance les annulent.

Où est la dignité ?

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