Carlos Fuentes, la mort d’un grand du Mexique

L’écrivain mexicain Carlos Fuentes est mort à l’âge de 83 ans, a annoncé, mardi 15 mai, sur son compte Twitter le président Felipe Calderon. « Je regrette profondément la mort de notre estimé et admiré Carlos Fuentes, écrivain et Mexicain universel. Qu’il repose en paix », a écrit le président sur le site de micromessagerie. Selon la presse locale, il aurait succombé à des problèmes cardiaques dans un hôpital du sud de la capitale mexicaine. [Le Monde].

L’un de ses romans les plus connus est La Mort d’Artemio Cruz : Un riche homme d’affaires mexicain se meurt, au milieu des siens, dans les années 1950. De chapitre en chapitre, sa mémoire et sa conscience sont progressivement atteintes, jusqu’à

l’issue fatale. « Dans cette biographie on navigue comme dans un archipel, d’île en île, c’est-à-dire de femme en femme, car les affaires —agriculture, mine, industrie, édition, immobilier, etc— qui assurèrent la fortune d’Artemio, fils bâtard d’un propriétaire foncier qui l’a abandonné, ne forment pas l’essentiel du récit. Les seuls épisodes essentiels de son ascension correspondent à des épisodes de la guerre civile » (Wodka).

Nous avions rencontré en 2009 dans sa maison du quartier San Jerónimo (Sud de la capitale mexicaine) l’écrivain-diplomate francophile (il avait été ambassadeur de son pays en France) peu avant le Salon du livre de Paris, où le Mexique était le pays invité d’honneur.

Voici ce reportage en lettres mexicaines :

De même, il était invité dans l’émission Ce soir où jamais :

Voir le site de Carlos Fuentes sur Club Cultura (en espagnol).

Voir Un jour avec Carlos Fuentes (Azteca TV) : archives, Légion d’honneur, sa bibliothèque, les deux sons « typiquement » mexicains avec les mains (à 24′)… très diplomatique :

Lire dans El Paìs (en espagnol) l’une de ses dernières interviews, lors de sa visite de la Foire du livre de Buenos Aires : « Je n’ai aucune peur littéraire », évoquant un titre à venir : « La danse du centenaire », citant Picasso : « Quand on est jeune, c’est pour la vie », retraçant ses matinées d’écriture, très matinales…

Lire sa dernière interview traduite en français dans Courrier international.
Lire le dossier complet d’El País : « Adieu à l’un des piliers du « boom » latino-américain ».

Lire la nécrologie du New-York Times.

La réaction de Mario Vargas Llosa : « Une curiosité universelle » (El Pais) :

(c) El Pais, non daté (de gauche à droite : Vargas Llosa, Fuentes, Garcia Marquez)

Lire Rue 89 : « Mort de Carlos Fuentes, un écrivain mexicain au cœur de l’histoire »

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