Antonio Tabucchi (1943-2012)

Nous l’avions rencontré en 2000 à Aix-en-Provence invité avec Edouard Glissant par les Écritures croisées, avec en mémoire ces mots recueillis par Catherine Argand (Lire, été 1995) : « La littérature doit dépasser le bout de la rue, montrer ce qu’une caméra ne voit pas, illuminer les coins obscurs de la vie, de la réalité, insinuer les doutes dans la tête des gens. Elle ne peut pas, elle ne doit pas entrer en compétition avec les autres médias, utiliser leur langage, leur méthode. La littérature a un rapport différent avec le monde. »

Lire l’hommage du tiers-livre.

« L’écrivain italien Antonio Tabucchi est décédé à Lisbonne à l’âge de 68 ans des « suites d’une longue maladie », selon des informations communiquées dimanche 25 mars par son traducteur en français, Bernard Comment.

Ce Toscan francophone avait une seconde patrie : le Portugal. Tabucchi était le traducteur et le spécialiste de l’un des plus grands écrivains de ce pays, le poète Fernando Pessoa. Tabucchi était aussi un écrivain engagé, connu en Italie pour son opposition radicale à l’ex-chef de gouvernement Silvio Berlusconi. L’auteur aimait les histoires courtes – « une forme fermée comme le sonnet » – et ses nombreux romans écrits d’une écriture limpide avaient pour sujet des personnages sans envergure dont le destin bascule avec un voyage ou une rencontre. » Lire la suite de l’article du Monde.

 

Un commentaire

  1. Sans exagération, j’aime les livres. Dès que je peux, j’en ajoute un à ma bibliothèque. Je n’ai pas toujours le temps de prendre connaissance du nouveau venu dans la famille immédiatement après l’achat. Parfois, le petit nouveau se retrouve dans ma section « à lire ».

    Ça me fait chaud au coeur de voir que je ne suis pas la seule à apprécier ces précieuses choses. Les romans sont le coeur et l’âme de celui qui les écrit. C’est un acte d’une grande sincérité que d’écrire un roman. L’écrivain ouvre son âme et partage ce qu’il pense, comment il voit la vie ou comment il a vécu un évènement.

    Chaque lecture devient une intrusion dans la vie personnelle des personnages et de l’auteur qui les a fait naître.

    Merci pour vos articles. Bonne continuité.

    J'aime

    Réponse

Répondre à La Griffonnière de Manuscrits Annuler la réponse.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s