Emmanuel Carrère a été récompensé du Prix Renaudot 2011 pour Limonov (P.O.L.) au deuxième tour de scrutin par 6 voix contre 4 à Sylvain Tesson, auteur de Dans les forêts de Sibérie (Gallimard).
Catégorie / Prix
Prix Goncourt 2011 (sélection finale)
Sorj Chalandon, Alexis Jenni, Carole Martinez et Lyonel Trouillot sont les quatre finalistes du prix Goncourt 2011, qui sera proclamé le 2 novembre.
Les quatre romans :
Retour à Killybegs, Sorj Chalandon (Grasset)
L’art français de la guerre, Alexis Jenni (Gallimard)
Du domaine des Murmures, Carole Martinez (Gallimard)
La belle amour humaine, Lyonel Trouillot (Actes Sud).
Prix Renaudot 2011 (sélection finale)
Outre Alexis Jenni, finaliste également du Goncourt, les autres sélectionnés sont pour le prix Renaudot 2011 sont Émmanuel Carrère, avec « Limonov » (P.O.L), Éric Reinhardt, avec « Le Système Victoria » (Stock), Morgan Sportès avec « Tout, tout de suite » (Fayard) et Shumona Sinha avec « Assommons les pauvres ! » (L’Olivier).
Prix Fémina 2011 (dernières sélections)
Et l’on retrouve Alexis Jenni dans la dernière sélection du Fémina 2011 !
Sélection romans français
Des garçons d’avenir, Nathalie Bauer (Philippe Rey)
Un amour de frère, Colette Fellous (Gallimard)
L’art français de la guerre, Alexis Jenni (Gallimard)
Jayne Mansfield 1967, Simon Liberati (Grasset)
Comme une ombre, Michel Schneider (Grasset)
Sélection romans étrangers
Dire son nom, Francisco Goldman (Bourgois)
Une femme fuyant l’annonce, David Grossman (Seuil)
Muse, Joseph O’Connor (Phébus)
Persécution, Alessandro Piperno (Liana Levi)
Sanctuaire du coeur, Duong Thu Huong (Sabine Wespieser)
Sélection essais
Frida Kahlo : la beauté terrible, Gérard de Cortanze (Albin Michel)
Emportée : récit, Paule Du Bouchet (Actes Sud)
L’homme qui se prenait pour Napoléon : pour une histoire politique de la folie, Laure Murat (Gallimard)
Enfance obscure, Pierre Péju (Gallimard)
Dans les forêts de Sibérie, Sylvain Tesson (Gallimard)
Boualem Sansal, prix de la paix de la foire du livre de Francfort
L’écrivain algérien francophone Boualem Sansal a obtenu dimanche le prix de la paix de la foire du livre de Francfort, en Allemagne, selon l’AFP.
M. Sansal, 62 ans, a reçu le prix pour sa critique du régime d’Alger et son lutte pour « la liberté de parole, de culture et de religion » dans son pays, a déclaré le président de la foire, Gottfried Honnefelder.
Dans Le Village de l’Allemand, il compare nazisme et islamisme. Dans son tout dernier roman, Rue Darwin, il évoque son enfance et réactive « les zones sombres de sa mémoire, explique Grégoire Leménager sur Bibliobs, il s’est souvenu d’avoir d’abord grandi dans un étonnant phalanstère régi par une impératrice locale qui, à l’époque coloniale, tirait une partie de sa fortune d’un gigantesque lupanar. Et « ça n’est pas des choses qu’on raconte, évidemment. »
Prix roman France-Télévisions : deux jurés d’outre-mer
Dans le prochain jury de 21 lecteurs du Prix roman France Télévisions 2011 (choisis sur lettre de motivation), deux résident outre-mer : Marie-Claude Thébia, journaliste à Guyane 1ère, et Baraka Aboubacar, lycéenne de La Réunion, la benjamine des jurés. Délibération le 3 novembre.
Grand Prix du Roman Métis 2011 (sélection)
Le Grand Prix du Roman Métis 2011 sera décerné au cours de la première semaine de décembre à l’ancien Hôtel de Ville de Saint-Denis-de-la-Réunion.
Pour sa deuxième édition, sept romans ont été sélectionnés par le jury présidé par Mohammed Aïssaoui.
La Ville de Saint-Denis et La Réunion des Livres ont le plaisir de vous annoncer cette sélection :
• Mon petit bunker de Marine Bramly, JC Lattès, 2011
• Samba pour la France de Delphine Coulin, Editions du Seuil, 2011
• Petite reine de Saba de Rose Nollevaux, Memory Press, 2011
• Sur feuille de songe… de Catherine Pinaly, L’Harmattan, 2011
• Les Mamiwatas de Marc Trillard Actes Sud, 2011
• La belle amour humaine de Lyonel Trouillot, Actes Sud, 2011
• Corps mêlés de Marvin Victor, Gallimard, 2011
Le Grand Prix du Roman Métis est né 2010 à L’Ile de la Réunion. Initié par la Ville de Saint-Denis et La Réunion des Livres, il a couronné l’an passé En attendant la montée des eaux de Maryse Condé et Une année chez les français de Fouad Laroui, qui a reçu la mention spéciale.
Prix Roman France Télévisions 2011 (sélection)
21 téléspectateurs, dont certains d’outre-mer, choisiront, le 3 novembre prochain, le lauréat du Prix Roman France Télévisions 2011, parmi les 6 ouvrages suivants :
– Bessora, Cyr@no, Belfond
– Sorj Chalandon, Retour à Killybegs, Grasset
– Brigitte Giraud, Pas d’inquiétude, Stock
– Christian Oster, Rouler, L’Olivier
– Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie, Gallimard
– Delphine de Vigan, Rien ne s’oppose à la nuit, JC Lattès
Fémina 2011, 1ère sélection
Le jury Femina a sélectionné 15 romans français et 12 romans étrangers. Deux autres étapes intermédiaires avec des liste progressivement affinées sont prévues les 6 et 21 octobre 2011. Le prix sera décerné le lundi 7 novembre prochain à 13 heures à l’Hôtel Crillon.
Alexis Jenni et Delphine de Vigan se retrouvent dans cette liste, après avoir été sélectionnés par le Médicis, le Goncourt et le Renaudot. Brigitte Giraud, Eleanor Catton, Jonathan Franzen, Josph O’Connor, Alessandra Piperno, Jean-Christian Grondahl et David Grossman ont tous été remarqués par le Medicis. Patrick Deville est aussi prétendant pour le Renaudot. David Foenkinos et Véronique Ovaldé ont été choisis dans la première liste du Goncourt. Quant à Simon Liberati, il concoure à la fois pour le Renaudot et le Goncourt.
(source : Livres-hebdo)
Romans français
Daniel Arsand, Un certain mois d’Avril à Adana (Flammarion)
Nathalie Bauer, Des garçons d’avenir (Philippe Rey)
Patrick Deville, Kampuchea (Seuil)
Clara Dupont–Monod, Nestor rend les armes (Sabine Wespieser)
François Emmanuel, Cheyenn (Seuil)
Colette Fellous, Un amour de frère (Gallimard)
David Foenkinos, Les souvenirs (Gallimard)
Brigitte Giraud, Pas d’inquiétude (Stock)
Alexis Jenni, L’art français de la guerre (Gallimard)
Simon Liberati, Jayne Mansfield 1967 (Grasset)
Céline Minard, So long, Luise (Denöel)
Véronique Ovaldé, Des vies d’oiseaux (L’Olivier)
Michel Schneider, Comme une ombre (Grasset)
Anne Serre, Les Débutants (Mercure de France-
Delphine de Vigan, Rien ne s’oppose à la nuit (JC Lattès)
Romans étrangers
Eleanor Catton, La répétition (Denöel)
Jonathan Franzen, Freedom (L’Olivier)
Francisco Goldman, Dire son nom (Bourgois)
Jean-Christian Grondahl, Quatre jours en mars (Gallimard)
David Grossman, Une femme fuyant l’annonce (Seuil)
Siri Hustvedt, Un été sans les hommes (Actes Sud)
Laura Kasischke, Les Revenants (Bourgois)
Joseph O’Connor, Muse (Phébus)
Alessandro Piperno, Persécution (Liana Levi)
Ursula Priess, A travers tous les miroirs (Editions Zoé)
Jon Kalman Stefansson, La tristesse des anges (Gallimard)
Duong Thu Huong, Sanctuaire du Coeur (Sabine Wespieser)
Kettly Mars (Haïti) récompensée du Prix Prince Claus 2011
Image extraite du documentaire Étonnants haïtiens, tourné à Saint-Malo en mai 2010
L’écrivaine haïtienne Kettly Mars est l’un des lauréats du Prix Prince Claus 2011, récompense pour la culture et le développement dotée pour chacun de 25 000 euros.
L’auteur de Saisons sauvages (Mercure de France, 2010) est honorée, selon les termes du jury « pour mettre l’universalité de la condition humaine au centre de son travail, pour partager les riches complexités des réalités de son pays par son écriture, pour son traitement osé de sujets non-conventionnels et pour donner une nouvelle impulsion importante à la littérature haïtienne. »
Le jury ne semble pas avoir pris en compte son dernier livre, co-écrit avec Leslie Péan, Le prince noir de Lillian Russell (Mercure de France, 2011).
En 2006, le poète et dramaturge haïtien Frankétienne avait été récompensé du prix Prince Claus. En 1999, l’écrivain martiniquais Patrick Chamoiseau.
Le prix principal, Grand Prix Prince Claus, doté de 100 000 euros est attribué au magazine littéraire sud-africain Chimurenga (« lutte de libération » en langue shona) pour son rôle de « briseur les tabous à travers le continent » et parmi les neuf autres lauréats de prix additionnels (tel Kettly Mars) figurent des artistes d’Afrique, d’Asie centrale, d’Amérique latine, la poétesse sino-tibétaine Tsering Woeser, ou des acteurs socio-culturels comme le Book Café d’Harare (Zimbabwe) ou le Centre palestinien pour la protection de l’architecture traditionnelle (Riwaq).
Les Prix Prince Claus sont décernés chaque année à des personnes, des groupes et des organisations, plus particulièrement en Afrique, en Asie, en Amérique latine et dans les Caraïbes, pour leurs « prestations exceptionnelles dans le domaine de la culture et du développement, et pour les effets positifs de leur travail sur leur environnement immédiat et sur la société dans son ensemble ».
. Lire l’article de Bonel Auguste dans Le Nouvelliste.
. Kettly Mars sur le site Île en île
. Entretien exclusif avec Papalagui, le 25/02/10 : « Nous avons besoin d’un changement de mentalité ».
