Le prix Essai France Télévisions 2011 (la sélection)

Six titres sont en lice pour le prix Essai France Télévisions 2011, qui sera remis le 17 mars, par un jury composé de 21 téléspectateurs, lors de la soirée d’inauguration du Salon du livre de Paris.

La sélection 2011 :

– Catherine Henri, Libres cours (P.O.L)
– Alexandre Jardin, Des gens très bien (Grasset)
– Étienne Klein, Discours sur l’origine de l’univers (Flammarion)
– Dany Laferrière, Tout bouge autour de moi (Grasset)
– Michel Pastoureau, Les couleurs de nos souvenirs (Seuil)
– Éric Roussel, Pierre Brossolette (Fayard/Perrin).

Le jury de sélection du prix, présidé par Olivier Barrot, est composé des animateurs et journalistes spécialistes de la littérature sur les chaînes de France Télévisions : Laure Adler (Tropismes), Monique Atlan (Dans quelle étagère…), François Busnel (La Grande Librairie), Guillaume Durand (Face aux français), Patrick Hesters (rédacteur en chef culture des JT de France 3), Franz-Olivier Giesbert (Semaine critique), Olivia de Lamberterie (Mots dans Télématin), Bruno Le Dref (délégué régional de France 3 Provence-Alpes), Philippe Lefait (Des mots de minuit), Daniel Picouly (Café Picouly), Frédéric Taddeï (Ce soir ou jamais !) et Christian Tortel (l’actualité littéraire des JT de France Ô).

L’œuvre des mers, sélectionné pour deux prix littéraires

http://culturebox.france3.fr/player.swf?video=32512Découvrez L’intégrale de l’Oeuvre des mers d’Eugène Nicole sur Culturebox !

L’œuvre des mers, d’Eugène Nicole (Saint-Pierre et Miquelon) et Corps mêlés, de Marvin Victor sont sélectionnés pour le 6e prix du livre France-Culture Télérama, qui sera remis lors du Salon du livre de Paris, le 17 mars, et pour le prix Louis Guilloux qui sera attribué le 15 mars.

France Culture et Télérama récompensent, chaque début de printemps, une œuvre littéraire écrite en langue française et publiée en janvier, février ou mars.
Doté de 5 000 euros, le prix sera remis lors de la soirée d’ouverture du Salon du livre de Paris, le jeudi 17 mars à 19 heures, sur le stand de Radio France.
Le jury a présélectionné les dix romans et récits suivants :
Ce qu’aimer veut dire, de Mathieu Lindon (éd. P.O.L.)
Les Liaisons ferroviaires, de Jean-Pierre Martin (éd. Champ Vallon)
Des Femmes disparaissent, de Christian Garcin (éd. Verdier)
L’œuvre des mers, d’Eugène Nicole (éd. de L’Olivier)
Dino Egger, d’Eric Chevillard (éd. de Minuit)
Bande-son, de Bertrand de la Peine (éd. de Minuit)
Tu verras, de Nicolas Fargues (éd. P.O.L.)
Une lointaine Arcadie, de Jean-Marie Chevrier (éd. Albin Michel)
La Lettre de Buenos Aires, d’Hubert Mingarelli (éd. Buchet-Chastel)
Corps mêlés, de Marvin Victor (éd. Gallimard)

Le prix Louis Guilloux, doté de 10 000 euros, récompense l’auteur d’un roman ou récit en langue française s’inscrivant dans la lignée littéraire de l’écrivain breton, privilégiant notamment la “dimension humaine d’une pensée généreuse, refusant tout manichéisme, tout sacrifice de l’individu au profit d’abstractions idéologiques”.

Son jury, présidé par Yvon Le Men, est majoritairement composé d’écrivains.

21 titres sont en compétition :
Yahia Belaskri, Si tu cherches la pluie, elle vient d’en haut, Vents d’ailleurs
Jeanne Benameur, Les insurrections singulières, Actes Sud
Vincent Borel, Antoine et Isabelle, Sabine Wespieser
Delphine Coulin, Samba pour la France, Le Seuil
Jean-Baptiste Del Amo, Le sel, Gallimard
Jérôme Ferrari, Où j’ai laissé mon âme, Actes Sud
Hervé Jaouen, Les sœurs Gwenan, Presses de la Cité
Dany Laferrière, Tout bouge autour de moi, Grasset
Maxim Leo, Histoire d’un Allemand de l’Est, Actes Sud
Andreï Makine, Le livre des brèves amours éternelles, Le Seuil
François Marchand, Plan social, Le Cherche Midi
Patrice N’Ganang, Mont plaisant, Philippe Rey
Eugène Nicole, L’œuvre des mers, L’Olivier
Anthony Palou, Fruits & légumes, Albin Michel
Bernard Ruhau, Salut à vous !, Maurice Nadeau
Lionel Salaün, Le retour de Jim Lamar, Liana Levi
Frédéric Valabrègue, Le candidat, P.O.L
Jean Védrines, La belle étoile, Fayard
Gary Victor, Le sang et la mer, Vents d’ailleurs
Marvin Victor, Corps mêlés, Gallimard
Frédéric Werst, Ward, Le Seuil

(source : Livres-Hebdo).

Gisèle Pineau, Prix Carbet des lycéens

Gisèle Pineau a été récompensée du 11e prix Carbet des lycéens pour Folie, aller simple, publié par les éditions Philippe Rey. Ce prix est décerné par des élèves de Guadeloupe, Guyane et Martinique, réunis en visioconférence.

Extrait :

« Pourquoi je fais ce métier tellement ingrat ?
Trente ans que je suis là… à l’hôpital psychiatrique…
Là où la mort rôde à toute heure.
Là où la folie est un aller simple.
Là où la douleur s’expose sans fard.
Là où on rit sans raison ni jugement.
Là où les cris sont un langage ordinaire.
Là où l’angoisse étreint et poisse. »

Maryse Condé, première lauréate du Grand prix du roman métis

Maryse Condé est la première lauréate du Grand prix du roman métis, qui lui a été décerné pour son roman En attendant la montée des eaux (éditions J.C. Lattès) ce 14 décembre à Saint-Denis de la Réunion, ville organisatrice du prix avec La Réunion des livres (Ecouter l’entretien).

Ce prix doté de 5 000 euros et d’une résidence d’écriture « récompense un roman adulte de langue française qui met en lumière les valeurs de diversité, d’échanges et d’humanisme, symboles de l’île de La Réunion. Il vise à stimuler la vie littéraire localement et à renforcer les liens entre les écrivains et éditeurs du monde francophone. »
Une mention spéciale a été attribuée à Fouad Laroui pour son livre Une année chez les Français paru aux Editions Julliard.
Le jury, présidé par Mohammed Aïssaoui, est composé, précise un communiqué, « de six journalistes ou professionnels du livre et de la lecture de La Réunion : Stéphane Auguste, Stéphanie Buttard, Marine Dusigne, Philippe Vallée, Marie-Jo Lo-Thong, Sham’s et de quatre écrivains : Nathacha Appanah, Isabelle Hoarau, Tahar Ben Jelloun et Patrick Poivre d’Arvor. »
Les titres de la sélection :

  • Devina d’Alain Gordon-Gentil
  • En attendant la montée des eaux de Maryse Condé
  • Le petit désordre de la mer de Joëlle Ecormier
  • Le silence des esprits de Wilfried N’Sondé
  • Une année chez les Français de Fouad Laroui
  • Géotropiques de Johary Ravaloson

Jérôme Ferrari, un portrait, un entretien en Corse

http://culturebox.france3.fr/player.swf?video=30817Un portrait de Jérôme Ferrari à Ajaccio. Le lauréat du prix roman France Télévisions, de métier professeur de philosophie, nous reçoit chez lui et nous entraîne au bistro du Cours, café citoyen où s’affichent les multiples citations de passants, de philosophes connus ou d’autres avides flâneurs d’une pensée ouverte sur le monde. C’est en Corse…

Découvrez Rencontre avec Jérôme Ferrari, lauréat du prix roman France Télévisions sur Culturebox !

Et puis pour aller plus loin dans les raisons, le contexte, les influences, la mémoire entremêlée, l’entretien en intégralité :

http://culturebox.france3.fr/player.swf?video=30766 http://culturebox.france3.fr/player.swf?video=30766Découvrez Entretien avec Jérôme Ferrari, auteur de « Où j’ai laissé mon âme » sur Culturebox !

Mohammed Aïssaoui, dernier lauréat du prix RFO du livre

http://culturebox.france3.fr/player.swf?video=28840Découvrez Mohammed Aïssaoui, Prix RFO du livre 2010 sur Culturebox !

Avec ce prix RFO du livre 2010 pour L’Affaire de l’esclave Furcy (Gallimard), Mohammed Aïssaoui est lauréat multiplement : prix Renaudot essai, prix du roman historique à Blois, finaliste du prix Fémina essais, finaliste du prix Interallié, finaliste du prix du Premier roman. Reconnu dans les deux catégories roman et essai, il échappe aux conventions, l’auteur ayant romancé les trous de mémoire de l’histoire.

Récompensé au premier tour au sein d’une sélection qui comptait sept titres, Mohammed Aïssaoui, journaliste au Figaro littéraire est également président du tout nouveau prix du roman métis qui sera décerné à Saint-Denis-de-la-Réunion le 14 décembre.

Les principales qualités du livre de Mohammed Aïssaoui : révéler aux Réunionnais un pan de leur histoire, combler un vide historique, renforcer la mémoire de la lutte des esclaves pour leur liberté, écrire une saga judiciaire de 27 années, contribuer au même titre que les marqueurs de parole antillais à faire de l’histoire par la littérature.

A noter que Mohammed Aïssaoui sera sans doute le dernier lauréat du prix RFO du livre : l’entreprise ayant changé de nom pour Outre-Mer Première, le prix littéraire pourrait changer de nom, tout en continuant de marquer sa singularité au sein de France Télévisions. Ce lauréat est le second auteur d’origine algérienne, après Anouar Benmalek en 2001 pour L’Enfant du peuple ancien (Pauvert), l’histoire du dernier Aborigène de Tasmanie. Un signe encourageant pour les lettres algériennes qui s’intéressent à des histoires et des mémoires très éloignées géographiquement du Maghreb.

A lire, les résonances que provoque le livre de Mohammed Aïssaoui dans le milieu des juristes français aujourd’hui, sur le blog de Philippe Bilger

A visionner une interview (9′) à la librairie Le Divan, Paris.

http://www.dailymotion.com/swf/video/xddvgh_mohammed-aiyssaoui_creation?additionalInfos=0Mohammed Aïssaoui
envoyé par 1film1auteur. – Futurs lauréats du Sundance.

On aime : Kim Thuy, prix du Gouverneur général du Canada pour « Ru »

 

Kim Thuy a remporté le plus convoité des prix littéraires du Gouverneur général du Canada pour Ru (éditions Liana Levi).

« Pas mal pour une jeune fille qui avait été taxée de « débile légère » par un conseiller en orientation à l’école secondaire.

« Mon vocabulaire était encore trop pauvre pour que je puisse trouver les intrus, vous savez, dans les tests (…) et aujourd’hui, si vous regardez la liste des finalistes, je suis clairement l’intruse », a-t-elle lancé, ce mardi, lors de son discours de remerciements à la Grande Bibliothèque de Montréal. »

La suite dans La Presse canadienne.

« L’amour nègre », prix Interallié 2010

J’ai toujours aimé le mot nègre. Il a une longue histoire de crimes. De joies et de douleurs. D’abjection. C’est une musique ancienne à mes oreilles. La couleur de la nuit et de l’encre. Les passions clandestines. La couleur de l’amour. L’amour nègre, évidemment. Certaient l’aboient comme une insulte. Ce n’est pas de leur faute. Ils ont été dressés pour ça. Mais il y a de la fierté sur cette terre à être un nègre. On est toujours le nègre de quelqu’un. Non ? L’inconnu. L’esclave ou le valet. Le travailleur au noir.

Si j’ai une place sur cette terre, c’est celle-là : la place du nègre.

C’est ainsi que l’homme blanc a toujours essayé de nommer l’autre. Son cousin éloigné. Pour mieux le dominer. Le frère qui ne lui ressemble pas. Qui n’est pas blond. Ni blanc de peau. Le frère n’est pas gai comme lui. Ni optimiste. Qui n’a pas toujours le cœur pur.

Le Blanc invente la mélancolie et nous on chante le blues. Mais au fond c’est toujours la même douleur.

Extrait (p. 13-14) du roman de Jean-Michel Olivier, L’amour nègre, Éditions de Fallois / L’Âge d’Homme, récompensé aujourd’hui du prix Interallié, roman qui selon l’AFP est « une fable acide et drôle sur un petit Africain adopté par des stars de Hollywood, qui risque de perdre son âme dans le tourbillon de la vie facile ». Il l’emporte au 4e tour de scrutin par six voix contre cinq à Claude Arnaud pour Qu’as-tu fait de tes frères ? (Grasset).

«Pour un écrivain suisse, c’est historique de recevoir l’un des grands prix littéraires français et je savoure ce grand moment de bonheur», a déclaré l’écrivain et journaliste genevois de 57 ans (Le Temps).

Selon le JDD : « Longtemps critique culturel pour le quotidien La Tribune de Genève, Jean-Michel Olivier laisse parler sa fibre journalistique à travers L’amour nègre, en multipliant les références à l’actualité. Auteur d’une vingtaine de romans, de recueils de poésie et d’essais, ce bloggeur et éditeur actif a toujours voulu encré ses fictions dans la réalité. C’est peut-être ce parti-pris qui lui a valu son prix, seule véritable surprise de la moisson des prix 2010. »

Voir le site de Jean-Michel Olivier.

http://culturebox.france3.fr/player.swf?video=30613Découvrez « L’amour nègre » de Jean-Michel Olivier, prix Interallié 2010 sur Culturebox !

« Peut-on se passer de cette lecture ? se demande Bruno Frappat dans le quotidien La Croix … Oui, mais, dès lors qu’on y est entré, on file jusqu’au bout. Partageant avec Adam l’inquiétude du paradis perdu. »

Houellebecq, ministre de la culture ?

Michel Houellebecq est invité à dîner ce dimanche soir par Nicolas Sarkozy et Carla Bruni. On ne sait pas si Eric Raoult sera de la partie.
Lors du Goncourt précédent, le député UMP de Seine-Saint-Denis et maire du Raincy avait demandé à Marie Ndiaye, lauréate 2009 pour Trois femmes puissantes, de veiller à un « devoir de réserve, dû aux lauréats du Prix Goncourt. »

Eric Raoult avait pris soin de préciser : « Le message délivré par les lauréats se doit de respecter la cohésion nationale et l’image de notre pays. Les prises de position de Marie Ndiaye qui explique dans une interview parue dans la presse, qu’elle trouve « cette France [de Sarkozy] monstrueuse », et d’ajouter « Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux », sont inacceptables (…)  Il me semble que le droit d’expression, ne peut pas devenir un droit à l’insulte ou au règlement de compte personnel. Une personnalité qui défend les couleurs littéraires de la France se  doit de faire preuve d’un certain respect à l’égard de nos institutions, plus de respecter le rôle et le symbole qu’elle représente. »

En matière de sarkophilie, les Goncourt ne se ressemblent pas : « Avec Nicolas Sarkozy, on est tombé sur un type sincère, ce qui ne s’était pas produit depuis longtemps, a déclaré le lauréat 2010 sur BFM TV. Il est évident que Chirac disait n’importe quoi pour être élu. Mitterrand pareil. Sarkozy, non. Il avait un plan, il a été élu sur ce plan, il a essayé de le faire, il n’a pas réussi. Je pense qu’il y a un manque de sérieux, c’est pour ça que je suis pour un retour à la démocratie directe » a expliqué l’auteur sur la chaîne info.

« Les couleurs littéraires de la France » devrait être portées très haut dans les mois qui viennent. Selon Livres-Hebdo, La carte et le territoire va être traduit en plus de 30 langues. Il est annoncé en Europe dans les prochains mois et aux Etats-Unis en 2012.