Melovivi, de Frankétienne, vue par Théodat et les Portauprinciens

« Le spectacle dure deux heures pleines. Le ciel reste menaçant, mais c’est de bonne guerre : entre la crainte perceptible dans l’air d’une énième secousse, et l’habitude vespérale d’une ondée brève et vive, le propos de la pièce est en parfaite résonance avec les préoccupations du moment. Certains ont perdu un parent dans le séisme. Ils sont venus quand même. D’autres ont perdu leur maison, ils sont venus quand même. Certains sont venus de Pétion-Ville et de Carrefour, à l’autre bout de la ville, malgré la pénurie d’essence qui paralyse la circulation automobile. Certains avaient des choses plus urgents à faire, des plaies plus urgentes à panser, des blessures plus graves à soigner. Ils sont venus quand même. Certains enfin ont le cœur si gros que sortir était déjà une gageure…

Ils sont venus écouter le poète, car il est une loi que tout deuil partagé est en partie soulagé. »

extrait du blog de Jean-Marie Théodat, billet du 28 avril.

Jean-Marie Théodat, 48 ans, est professeur agrégé de géographie et maître de conférences à l’Université Paris 1 – La Sorbonne. Après plus de trente ans passés à Paris, il a décidé après le séisme de revenir vivre en Haïti, et d’aider à remettre sur pied l’enseignement supérieur. Il est rentré le 7 avril à Port-au-Prince. Il raconte sa réinstallation au jour le jour.

Haïti à l’Assemblée nationale française

L’Assemblée nationale organise une soirée de soutien au peuple d’Haïti, sous la forme d’une lecture publique le mardi 11 mai 2010 à 19 h 30, à l’Hôtel de Lassay (Paris).

Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale, le Bureau de l’Assemblée nationale et le groupe d’amitié France-République d’Haïti ont invité les comédiens Mariann Mathéus, Freydelyne Charles et Patrick Karl à lire des textes historiques et des œuvres contemporaines. Ils seront accompagnés à la guitare par Amos Coulanges.

La Fondation de France s’associe à cette soirée.

Source : communiqué.


La résistance des artistes de la Grand’Rue

À suivre l’entretien de Belle Williams, porte-parole de Ti Moun Rezistans, programme d’éducation artistique pour les enfants du quartier de la Grand Rue, réalisé par Georgia Popplewell. Elle revient sur le Ghetto-Biennale de Port-au-Prince… Extrait de Global Voices dont le Sommet se réunit les 6 et 7 mai au Chili. (Global Voices Online est une organisation à but non lucratif de plus de 200 blogueurs du monde entier, fondée au Berkman Center for Internet and Society de la faculté de droit de Harvard. Ils proposent des revues de blogs du monde entier traduites en 18 langues, en accordant une attention toute particulière aux voix absentes des médias traditionnels.)

AUF version Haïti avec Jean-Marie Théodat

La Délégation Caraïbe de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) vient d’emménager à ses nouveaux locaux. Elle siège désormais au Campus numérique francophone de Port-au-Prince hébergé par l’Université d’Etat d’Haïti. Cette Délégation aura pour mission d’aider à la reconstruction du système d’enseignement supérieur haïtien.
Le personnel de la Délégation s’est renforcé par la nomination de M. Jean-Marie Théodat, maître de conférences à l’Université Paris 1 Sorbonne, en tant que chargé de mission auprès du Bureau Caraïbe.
Nouvelle adresse de la Délégation Caraïbe : 51, Rue Dufort, Port-au-Prince, Haiti, Tel : (509) 2942-6780
Source : communiqué, 20/04/10

Voices of Haïti : chaque jour une photo

Chaque jour une photo et un message sur Voices of Haïti. « Qu’est-ce que vous avez à dire de tout cela ? » demande Jeremy Cowart, photographe de Nashville à ceux qu’il rencontre à Port-au-Prince. Le produit de la vente des photos sert à acheter des tentes pour les sinistrés. Jeremy Cowart est le fondateur de Help-Portrait, association de photographes qui remettent leur photo à ceux qu’ils photographient.

Haïti : Que vont devenir les 9,9 milliards de dollars ?

« Nous partageons un rêve : Celui de voir Haïti comme un pays émergeant d’ici 2030, société de la simplicité, équitable, juste et solidaire, vivant en harmonie avec son environnement, sa culture et une modernité maîtrisée où l’État de droit, la liberté d’association et d’expression et l’aménagement du territoire sont établis, dotée d’une économie moderne, forte, dynamique, compétitive, ouverte et à large base territoriale, où l’ensemble des besoins de base de la population sont satisfaits et géré par un État unitaire, fort, garant de l’intérêt général, fortement déconcentré et décentralisé. »,

lu sur le site www.refondation.ht, lancé par les Nations-unies pour permettre de suivre l’utilisation des 9,9 milliards de dollars promis par la communauté internationale pour reconstruire Haïti.

Ce site, alimenté par le Programme des Nations-unies pour le développement (PNUD) et le gouvernement haïtien, est destiné à « garantir l’utilisation transparente et responsable » des fonds promis lors de la conférence des donateurs de New York, fin mars, indique l’ONU dans un communiqué.

A New York, 138 Etats et plusieurs organisations internationales s’étaient engagés le 31 mars à verser à Haïti 5,3 milliards de dollars sur les deux prochaines années, et 9,9 milliards au total pour les trois prochaines années et au-delà.

Source : AFP.

Un prix pour Bibliothèques sans frontières en Haïti

Le Grand Prix culturel 2010 de la Fondation Louis D., d’un montant de 750 000 euros, a été attribué à Bibliothèque sans frontières, selon un communiqué à lire sur le site de l’ONG.

Après le séisme du 12 janvier 2010, l’association a articulé son action autour d’une aide d’urgence pour la reconstruction des structures de lecture publique, scolaire et universitaire, en affichant la parole de Dany laferrière : « Quand tout tombe, il reste la culture.»

Le programme Haïti de BSF : en coopération avec l’ambassade de France, le ministère haïtien de la culture et la MINUSTAH (ONU), BSF avait mis en place avant le séisme un programme d’appui à la création de près de 200 bibliothèques dans le pays et travaillait à la création d’une grande bibliothèque municipale à Port-au-Prince.

Après le séisme, BSF a lancé, en priorité, un projet présentant trois axes d’interventions et visant à atteindre le public le plus large possible, soit près de 200 000 personnes :

1) Éducation dans les camps de réfugiés où vivent plus d’un million de personnes :
animation, lecture, création de deux bibliothèques mobiles de rues et de six bibliothèques
containers ;

2) Renforcement des bibliothèques du pays ;

3) Littérature universitaire et ressources humaines : création de deux campus numériques de 50 postes informatiques pour les 30 000 étudiants de Port-au-Prince et création de la bibliothèque universitaire centrale de Port-au-Prince.

Le soutien de la Fondation Louis D. sera apporté au fur et à mesure du déroulement des interventions de BSF sur présentation des besoins spécifiques.

Le Prix sera remis sous la Coupole de l’Institut de France mercredi 9 juin 2010 à 15 heures
avec les autres Grands Prix scientifiques et culturels de Fondations de l’Institut de France.
Composition du Jury du Grand Prix culturel Louis D. 2010 :
– Mme Hélène Carrère d’Encausse, Secrétaire perpétuel de l’Académie française
– M. Jean d’Ormesson, de l’Académie française
– M. Erik Orsenna, de l’Académie française
– M. Frédéric Vitoux, de l’Académie française
– M. Xavier North, délégué général à la langue française
– M. Alain Rouquié, écrivain et président de la Maison de l’Amérique latine