La luciole qui explore la poussière ne saura jamais que le ciel est plein d’étoiles

Dans quelques jours, s’ouvre le salon du livre de Paris. L’Inde est l’invitée d’Honneur. On pensera et on relira peut-être Tagore, prix Nobel de littérature en 1913, auteur, entre autres de Lucioles, où l’on peut lire quelques belles paroles, glanées ici ou là sur la Toile… De quoi aller feuilleter le livre tout entier, publié en français en 1930…

« La luciole qui explore la poussière ne saura jamais que le ciel est plein d’étoiles. »

ou :

 

« – Quel est ton secret ?murmure la brise au lotus.

– C’est moi-même, répond le lotus, dérobe-le et je disparais. »

Aurait-il été Japonais, il eut écrit des haïkus…

Dit à la télé : « On perd moins son temps en lisant un livre… »

« Voilà cette émission est terminée [c’est Franz-Olivier Giesbert qui parle, Chez FOG, sur France 5, le 17 mars 2007]. On se retrouve de plus en plus nombreux merci la semaine prochaine même jour même heure sur France 5, c’est-à-dire le samedi à 19h sur la TNT et le dimanche à 13h30 pour tout le monde sur le réseau hertzien.

En attendant, vous pouvez nous retrouver sur le réseau Internet de France 5 et puis n’oubliez-pas : on perd moins son temps en lisant un livre qu’en regardant la télévision !

A la semaine prochaine avec Alain Delon. »

On appréciera le paradoxe de la formule. On répliquera aussi que tout dépend du livre et que tout dépend de la télé…

« La littérature peut sauver le monde. »

Après le Femina, Lignes de faille de Nancy Huston (Actes Sud) vient d’être récompensé par le prix Roman France Télévisions 2006. Autour des journalistes littéraires, étaient réunis vingt-cinq téléspectateurs jurés, choisis sur lettre de motivation. Chacun s’est exprimé à tour de rôle avant de voter. Relevées sur le carnet de notes d’un participant, quelques paroles sur la littérature:

  • « Je ne suis pas un spécialiste de littérature, je suis un lecteur. »
  • « Roman et mensonge sont synonymes. »
  • « L’étranger est au coeur de chacun. »
  • « L’Amant en culottes courtes [Alain Fleischer],c’est la version proustienne de ‘A nous les petites anglaises’. »
  • « Le livre est la référence culturelle absolue. » 
  • « La littérature peut sauver le monde. »