Panahi, cinéaste entêté

Filmer le monde et ses personnages réels depuis le tableau de bord de sa voiture… façon de déjouer la censure. Le cinéaste iranien Jafar Panahi l’avait fait dans son Taxi (Ours d’or au Festival de Berlin 2015). Arte propose actuellement deux autres de ses films : Trois visages (Prix du scénario au Festival de Cannes 2018, 97’) et Hidden (18’). Dans le premier, le réalisateur joue son propre rôle, accompagné de la comédienne Behnaz Jafari qui elle aussi joue son propre rôle. Tous deux partent à la recherche d’une jeune inconnue dans les montagnes d’Azerbaïdjan ; sa famille lui refuse une vie de saltimbanque. Dans le second, Hidden, autre road-movie, Panahi part cette fois à la recherche d’une voix d’or. Il va la trouver cachée derrière un voile dans une pièce minuscule. Jafar Panahi a l’art de nous embarquer dans sa quête bonhomme des frontières mentales, affrontant le rigorisme avec humour et un certain détachement. Un cinéma où derrière le tragique toujours possible affleure une poésie de la vie.

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