Malgré le talent, Mère Courage déçoit

Mère Courage et ses enfants, au Théâtre de la Ville (17 au 26 septembre) est un classique de Bertolt Brecht, produit par le Berliner Ensemble, mis en scène par Claus Peymann. La pièce est née en 1939, donc au début de la Seconde Guerre mondiale. Elle raconte la vie d’une marchande, de sa carriole et de ses trois grands enfants dans la guerre de Trente Ans, une guerre de religion entre catholiques et protestants dans la première moitié du XVIIe siècle, l’un des premiers conflits où s’affrontèrent le royaume de France et le Saint-Empire germanique.
Au fur et à mesure, Courage perdra ses enfants mais gardera sa confiance en l’argent, tant la guerre la nourrit, alors que la paix la ruine.
À voir pour la qualité de ses interprètes, dont Carmen-Maja Antoni dans le rôle titre et Karla Sengteller, dans le rôle de Katrin, sa fille muette, la scénographie et la mise en scène.
On est pourtant loin de l’effet produit par les représentations parisiennes de 1954, avec Hélène Weigel et la troupe de ce qui était déjà le Berliner Ensemble. Loin d’une « révolution de la conception de l’art dramatique », comme on le dit il y a soixante ans. Serait-ce c’est attente qui crée la déception ? C’est aussi l’absence d’émotion ou de ressort politique, pourtant un des leitmotive du Berliner.

 

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