Au Congo aussi, trouver son style

Ni Rilke ni Rivera Letelier ni Labou Tansi. Seuls les textes des stagiaires comptent pour l’instant. Commencer par l’autobiographie. J’ai emprunté le conseil à Joseph Danan, co-auteur avec Jean-Pierre Sarrazac de L’Atelier d’écriture théâtrale (Actes Sud-Papiers, 2012), p. 48 :

« Il s’agit donc de commencer son autoportrait mais en un temps très bref. »

Pendant vingt minutes d’abord, puis lecture de chacun (certains textes émeuvent aux larmes leurs auteurs). Les critiques fusent, mais dans le souci de trouver des solutions à des cadrages, des angles, des titres problématiques.

Deuxième version : autoportrait en 120 mots. Certains textes sont empreints de scolarité besogneuse, d’autres livrent leur ton. Il s’agit bien de ça, pour tous : trouver son style, que l’on soit artiste ou critique. Lancinante question même et surtout au pays des sapeurs.

Au total ils aiment travailler l’écriture. Huit hommes, deux femmes dont une Camerounaise : Job (Prendre la parole), Sigismond (Un retour sur soi), Ben-Ezer (Parle-moi de toi), Giscard (le journaliste et l’art), Bienvenu (Un homme pressé), Jean-Euloge (Le destin détourné), Lammard (Un rêve réalisé malgré tout), Desmond (Une porte, un écrivain), Raïtel (L’expression d’une passion), Ruth (Théoricienne malgré moi).

Demain, on convoque Paul Fournel et l’Oulipo avec « Autoportrait du descendeur » dans C’est un métier d’homme (Mille et Une nuits). Du grandiose mais toujours sur les rails.

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