Alger, capitale de l’ennui (Pierre Puchot, Médiapart)

« Le jour, le centre-ville d’Alger fait encore illusion. Surtout en mars lorsque, vers 17 heures, la lumière, moins vive qu’en été, vient caresser puis se confondre avec la blancheur des immeubles aux balcons bleu roi, qui ont tourné la tête à tant de romanciers et cinéastes. La municipalité, elle aussi, continue d’être davantage fascinée par la ville que par ses habitants. Un plan pour l’hyper-centre, autour de la Grande Poste, a même été voté pour nettoyer les majestueux immeubles d’époque coloniale, que l’on aperçoit sur toutes les cartes postales. Mieux encore : depuis la fin de l’année passée, les Algérois ont enfin leur métro, promis par tous les chefs d’Etat en poste depuis vingt-cinq ans.

Il faut pourtant attendre la tombée de la nuit pour prendre la mesure du quotidien des habitants de la capitale algérienne. À cette heure-là (19 heures au printemps), la fascination laisse peu à peu place à l’étonnement, puis à la désolation. Des rues vides, un centre-ville désert, presque sans vie… Depuis la fin des années 2000, la tendance paraît s’amplifier, et Alger semble ne pas s’extraire d’un conservatisme étatique qui s’impose à tout ce qui se révèle le soir, la nuit. »

La suite de l’article de Pierre Puchot sur Médiapart.

Un commentaire

  1. Effectivement la nuit algéroise a perdu de son spleen d’antan où d’autres cultures ont animé les soirées coloniales et pérennisé aussi une mémoire collective que l’Histoire revendicatrice a éparpillée aux quatre vents…
    La Havane reste aussi à l’image de l’histoire d’Alger la blanche et coloniale avec tout son patrimoine musical et architectural (Latin jazz,parc immobilier) de par l’influence ibérique et chrétienne…
    La particularité d’Alger vue par les européens de ce troisième millénaire se révèle dans ce déni presque inconscient de ne pas intégrer la culture arabo-berbère qui fait partie prenante d’une vie algéroise à la fois intravertie et conviviale boudant pour un temps les activités et plaisirs nocturnes extra muros ; il faut aussi reconnaître que le gangsterrorisme y a été pour beaucoup!

    Mourad Salim HOUSSINE ,auteur du livre « Terriens,réveillez-vous! » paru le 02 février 2012 aux éditions Edilivre et Aparis.

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