En Calédonie, ombres et lumières du cinéma

En Nouvelle-Calédonie, comme ailleurs, la politique et la poétique ne parlent pas toujours d’une même voix.

L’Ordre et la Morale, film sur un massacre à Ouvéa en 1988, pourrait rester dans l’ombre.
L’œuvre de Mathieu Kassovitz est interdite de diffusion par l’unique exploitant de salles du pays calédonien, décision soutenue par le président (indépendantiste) du Congrès mais critiquée par nombre d’autres hommes politiques, qu’ils soient indépendantistes ou non.

Pendant ce temps, la Province Nord de Nouvelle-Calédonie accueille un « festival de cinéma des peuples« , des documentaires choisis « dans un processus d’émancipation ».

Ce festival a choisi de traduire cinéma par un néologisme poétique, ânûû-rû âboro, autrement dit en langue paicî : « l’ombre de l’homme ».

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