Après une flambée de violence sur l’île de Maré (Nouvelle-Calédonie), samedi 6 août, qui a opposé les chefferies kanak, sur fond de conflit sur le prix des billets de la compagnie domestique Aircal, en déficit chronique, et qui a causé la mort de quatre personnes et blessé une trentaine, le poète Denis Pourawa a écrit le texte suivant, qu’il nous a autorisé à publier sur Papalagui :
aoukolo Wénic mon frère :
le sang coule au paradis
coule mes larmes
mes larmes de frère
ce jour
le soleil qui s’est levé ce matin en kanaky
de quel feu a t’il chevauché les vagues de la mer
pour venir prendre la vie des enfants de notre paradis
prendre nos frères
le sang coule
kanaky
regarde tes mains
mon sang coule
et coule nos larmes
invisibles
mes condoléances au pays nengoné.

Yo! mon frère merci pour tes mots qui accompagnent nos larmes… plus jamais ça, que le mal qui s’enracine dans nos jambes s’embrasera par le feu tout puissant de la sagesse de ce Pays de Nengone…Jetez le dans la mer nos coeurs de pierre, foulez à nos pieds nos ridicules querelles sans fin.
bon courage à toi le Parigo.
Elie
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