« Je suis un grand artiste et je le sais. C’est parce que je le suis que j’ai tellement enduré de souffrances. Pour poursuivre ma voie, sinon je me considérerais comme un brigand. Ce que je suis du reste pour beaucoup de personnes […] Tu me dis que j’ai tort de rester éloigné du centre artistique. Non, j’ai raison, je sais depuis longtemps ce que je fais et pourquoi je le fais. Mon centre artistique est dans mon cerveau et pas ailleurs», écrit, de Tahiti en 1892, Paul Gauguin à Mette Gad, l’épouse danoise qu’il a quittée définitivement en mars 1891 et qui reste l’étrange confidente de ses doutes d’artiste comme de ses mensonges toujours des plus conjugaux. », écrit Valérie Duponchelle dans Le Figaro du jour, à propos de l’expositon Gauguin, le Fabricant de mythe, à la Tate Modern de Londres, jusqu’au 16 janvier 2011.
