Schwarz-Bart, marranes et marrons

Avec André Schwarz-Bart, le miroir Juif / Noir prend des couleurs, « figure de passeur étonnant » pour Kathleen Gyssels, qui organise un séminaire, ouvert au public, à l’université d’Anvers, le 29 avril 2010, sous le titre de « André et Simone Schwarz-Bart, diasporas entretissées et écritures connectées : l’oeuvre romanesque de deux auteurs marranes et marrons ».

A lire sur le site de l’Institut d’études juives de l’université d’Anvers :

Mort en 2006 dans un silence assez troublant, ce « Juif de nulle part » (Kaufmann 2008) demeure toutefois une figure de passeur étonnant : entre-tissant de manière originale, voire ingénue, des liens entre la diaspora juive et diaspora noire, il incarne le «maillon» entre communautés dispersées et minorités opprimées. Avant l’âge des « postcolonial studies », il œuvre non pour le « conflit des mémoires », mais pour les interstices textuels et les interactions entre des communautés réduites en esclavage dans dans systèmes totalitaires et des univers concentrationnaires.

Ce qui m’a touché, dès le début, chez les Antillais, ce qui m’a fait véritablement les regarder comme des frères… c’est le mot ‘esclavage’. (…) Ce mot me touchait en tant que descendant lointain d’un peuple né en esclavage et qui en émergea voici trois mille ans. (Schwarz-Bart, Pourquoi j’ai écrit La Mulâtresse Solitude», Le Figaro littéraire, 26 janvier 1967, pages 1, 8-9). 

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