F.F.I. (Frédéric Ferney sur Internet)

Frédéric Ferney est de retour… sur Internet version télé. Le Bateau libre est en ligne. Six numéros pour l’été. C’est un joli rendez-vous de l’intelligence, tant dans les entretiens que dans les chroniques, toutes nécessaires. A retenir notamment celle d’un autre Frédéric… Bonnaud, très convaincant avec Le pont, un effondrement, de Vitaliano Trevisan,  » pastiche  » nous explique-t-il d’Extinction de Thomas Bernhard, modèle du cahier d’un retour au pays natal, quand ledit pays est une oppression oppressante.

Glanés au passage, ces quelques mots d’un Gérard Genette, qu’on aimerait écouter sur la longueur tellement ces fragments littéraires naviguent au près, remontant le courant par grand vent.

A une question de F.F. sur sa gaîté dans Codicille (suite de Bardadrac), Genette cite Nietzsche tout à trac :  » L’essentiel n’est pas d’être drôle mais d’être gai. « 

Codille est au fond une  » autoblographie «  (mot-chimère), et dans la forme, un  » bricollage «  avec deux « l ».

Genette de préciser :  » mot-chimère est un mot-valise (mot que je n’aime pas, que vient faire la valise là dedans ? ), mot-chimère est plus parlant que mot-valise.

A l’entrée  » Mots-chimères  » de Codicille, p. 190 (Seuil, avril 2009), parmi les dizaines d’exemples, citons  » Oasif : Bédouin au repos « .

(Bateau libre n’est pas un mot-chimère.)

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