
Vu sur Arte, l’excellent documentaire de David Lebrun, Le Code maya enfin déchiffré. Pour ceux qui n’auraient pu s’embarquer pour l’aventure, on ne saurait trop conseiller l’un des rendez-vous pour la rediffusion : le 17/09 à 9h55 ou le 20/09 à 14h. Et sur le site d’Arte pendant 7 jours. A voir par tous, dans les écoles, les lycées, les universités, à la maison, dans les cafés, dans les cloîtres monastiques, dans les avions partant pour le Yucatán (Je revis mon premier vol, destination Merida, arrivée sous des trombes d’eau, un dico dans la poche d’un jean). C’est à vous donner la vocation pour devenir épigraphiste des glyphes mayas, ces traits gravés dans la pierre, logogrammes syllabiques ou idéographiques. Quand les chercheurs ont découvert qu’un même son était représenté par plusieurs dessins, le déchiffrement est devenu un jeu d’enfant (enfin presque).
Les Mayas de l’âge classique avaient une écriture ; elle raconte leur histoire ; leur vision du monde était hautement abstraite, à base de métaphores savantes. Ainsi le mot » implorer » est symbolisé par le dessin d’une main saisissant un poisson dans une rivière, ce qui le fait passer d’un monde à un autre…
Le documentaire se termine par la découverte édifiante par les Mayas d’aujourd’hui de l’écriture et de l’histoire de leurs ancêtres. Et une promesse : dans plusieurs siècles on saura tout de la vision du monde des Mayas de l’époque pré-colombienne… Patience.
Deux sites pour aller plus loin : le blog du mayaniste David Stuart, qui à l’âge de 15 ans a découvert une ribambelle de significations, et la maison de production du documentaire de David Lebrun, Night Fire films. Et un livre en français, avec fiches pratiques et historiques, très appétissant :



C’est vrai, le documentaire était passionnant!
J’aimeJ’aime