Les habitants de l’île d’Ouvéa en Nouvelle-Calédonie ont commémoré ce lundi le vingtième anniversaire de l’assaut de la grotte de Gossanah, qui avait fait 21 morts, dont 19 Kanak indépendantistes et deux militaires, le 5 mai 1988 (AFP).
Plusieurs centaines de personnes étaient rassemblées dans la tribu de Gossanah, au nord d’Ouvéa, où 19 coups de feu ont été tirés à la mémoire des militants et deux sapins ont été plantés, symbolisant les deux décennies de cette date anniversaire. Rescapés, habitants, familles des victimes sont intervenus, la voix souvent emplie d’émotion, pour demander de ne pas oublier « 19 combattants à qui on doit la paix ». Depuis deux semaines, les témoins de l’époque ont retracé jour par jour les évènements de 1988, jusqu’au 5 mai, donnant lieu à des débats sur la radio indépendantiste, Djiido, sur le déroulement des faits et sur l’accession à l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie. « On a voulu que notre jeunesse s’accapare cette histoire. On est allé au fin fond de tribus pour recueillir les témoignages », a déclaré Macky Wéa, membre du « comité des 20 ans d’Ouvéa ».
La grotte de Gossanah a récemment été définitivement fermée par les autorités coutumières kanak de la région. Dimanche, le haut-commissaire de la République, Yves Dassonville, avait déposé une gerbe à Ouvéa sur le monument érigé à la mémoire des 19 militants indépendantistes et une cérémonie oecuménique avec habitants, gendarmes et représentants de l’Etat avait été organisée.
Deux jours après l’assaut de la grotte d’Ouvéa François Mitterrand est réélu président de la République. Michel Rocard est nommé Premier ministre et constitue une mission du dialogue chargée de renouer la discussion entre loyalistes et indépendantistes. Cette mission conduira aux accords de Matignon (26 juin 1988).
Lors du premier anniversaire de ce drame, le 4 mai 1989, Jean-Marie Tjibaou est assassiné avec Yeiwéné Yeiwéné, son bras droit au FLNKS, par Djubelly Wéa opposé aux accords de Matignon.
Le 5 mai 1998, le lendemain de l’inauguration du Centre culturel Tjibaou, est signé l’accord de Nouméa, qui stipule : » L’Etat s’engage à apporter durablement l’assistance technique et les financements nécessaires au Centre culturel Tjibaou pour lui permettre de tenir pleinement son rôle de pôle de rayonnement de la culture kanak. » L’accord prévoit un transfert de compétences et » l’Etat reconnaît la vocation de la Nouvelle-Calédonie à bénéficier (…) d’une complète émancipation « .
Ce 5 mai 2008 à 20h, la Filmothèque du Quartier latin projette Les Médiateurs du Pacique (1997), en présence du réalisateur Charles Belmont et de l’ethnologue Alban Bensa.
Deux documentaires reviennent sur le massacre d’Ouvéa : Retour sur Ouvéa (réalisation Mehdi Lallaoui), France Ô, 5 mai, 20h40 ; Grotte d’Ouvéa, autopsie d’un massacre (réalisation Elisabeth Drevillon), France 2, 8 mai, 23h.

Bonjour,
Je n’ai pas pu voir le doc de France ô. Est-il accessible en vod ? Je n’ai pas trouvé sur le site de la chaîne.
L’avez-vous vu ?
Cordialement,
André Rougon
J’aimeJ’aime
Bonjour, nous ne pouvons pas faire de recopie de ce programme acheté à un producteur extérieur, néanmoins vous pouvez tout simplement contacter Monsieur Lallaoui à l’adresse suivante :
14 rue de la paix 95370 Montigny-les -Cormeilles
Cordialement
J’aimeJ’aime