Papalagui (le blog) a eu les honneurs de deux médias cette semaine. Merci à tous les deux :
, par le truchement de sa newsletter quotidienne, Check-list, du 12/09, qui cite la note : » Du désir selon Devi « (http://abonnes.lemonde.fr/web/newsletter/0,30-0,62-951830@60-7@45-2,0.html)
par Alexandre Boussageon
du lundi au vendredi de 6h20 à 6h25
(http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/blogapart/), le 14/09 :
« Des îles et des lettres : Voici le blog de Christian Tortel, un journaliste qui ne raconte pas des histories de journalistes mais qui parle de littérature. Il ne parle même que de cela sur « papalagui », un mot polynésien des îles Samoa, précise-t-il, qui désigne l’autre, l’étranger. Si cela ne vous donne pas une idée de la nature de ce blog, sachez qu’il est essentiellement consacré à la littérature française d’outre mer. De temps à autre, son auteur se plonge dans les dictionnaires, quitte à dénoncer ce qu’il appelle leurs approximations quand ils traitent des écrivains vivant sur ces confettis d’empire. Le Robert n’échappe pas à ses reproches. Pour autant, Christian Tortel n’est pas un de ces mauvais coucheurs qui passent leur vie à épingler les travers des autres, à écrire aux journaux pour se plaindre de l’injustice du monde. Quand il ouvre un dictionnaire, ce peut-être pour en recenser des locutions inattendues et nous en faire profiter sur son blog. On y trouvera ainsi la liste des mots réunionnais qui font leur entrée dans la prochaine édition du Larousse, une poignée en fait. J’ai retenu « Babouk », qui désigne « une araignée marron des régions tropicales, chasseuse de blattes».
Mais laissons là ces charmantes bestioles. Il arrive que notre blogueur tresse des couronnes, et pas seulement à des talents reconnus. Au contraire. Il est capable de s’étendre sur un auteur inconnu, publié par un éditeur inconnu et distingué par un prix inconnu. En l’occurrence celui décerné au salon du Livre Océanien. Encore plus fort, il nous donne envie de lire ce livre improbable et cependant récompensé, une nouvelle d’une quarantaine de pages en fait, qui raconte l’histoire d’un Elephant Man errant dans la brousse calédonienne. « On y retrouve la Calédonie sans les clichés, écrit-il, on y fait des rencontres étonnantes ».
On a surtout le plaisir de lire « quelque chose de frais ».


