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Découvrez La rentrée littéraire haïtienne vue par René Depestre sur Culturebox !


Quelques rendez-vous culturels avec Haïti…(détails sur le site du Collectif 2004)
Lundi 10 janvier 2011 : Médecins du Monde organise avec la Mairie de Paris une conférence sur le thème : « Haïti : un an après le séisme, quel bilan et quelles perspectives pour l’avenir ? »
Mercredi 12 janvier 2011 – Soirée « Haïti : 1 an après le séisme, souvenirs, craintes et espoirs ».
Ass’Hum vous invite à une soirée films et débats. Projection du film d’Arnold Antonin « Chronique d’une catastrophe annoncée. Haïti apocalypse now » et présentation du projet ‘Lèt Agogo’ expérimenté en Haïti. Cinéma Le Méliès, 10, place Jean Jaurès – Saint-Etienne
Mercredi 12 Janvier 2011 à 17h00, l’ANIH (Association Nouvelle Image d’Haïti, membre de la PAFHA) organise une rencontre commémorative à la bourse du travail de Saint Denis, 9, rue Genin, Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).
Colloque au CERAH: « Haïti des lendemains qui tremblent », Genève, Suisse, du 12 au 14 janvier.
Ce colloque exceptionnel 48h pour « penser, imaginer, anticiper, revoir, recomposer l’avenir du pays un an après le séisme qui a frappé l’île ».
Inscription obligatoire sur le site internet du Centre d’enseignement et de recherche en action humanitaire de Genève.
« Haïti : un an après le séisme », Unesco, place Fontenoy, Paris, jeudi 20 janvier 2011, 15h30 à 18h30.
En présence de plusieurs hauts fonctionnaires de l’UNESCO et de l’OIF, de personnalités haïtiennes dont Jacky Lumarque, Jean-Vernet Henry, Samuel Pierre, Arnold Antonin qui présentera son film « Chronique d’une catastrophe annoncée » ainsi que six autres documentaires sur les créateurs haïtiens.
Samedi 8 janvier 2011 à 20h45 > Concert de Matthew Andrae, Beethova Obas, Dominique Fillon, Atrium de Chaville (Hauts-de-Seine).
Mercredi 12 janvier 2011 à 20h45. Concert classique en l’église Saint Louis en l’Ile, Paris, au profit de Nos petits Frères et Soeurs.
Yana Boukoff, mezzo soprano accompagnée de son pianiste à l’occasion d’un concert, a réuni autour d’elle de nombreux artistes, qui ont accepté de se produire gratuitement : Daniel Wayenberg, Jean-Philippe Colard, Bruno Rigutto, Guy Touvron, Laurent Korcia, Dominique de Wiellencourt, Emmanuel Rossfelder, Patrick Messina, David Bismuth, quator Parisii, Ariane Jacob, Amos Coulanges.
Mercredi 12 janvier 2011. Soirée « Pour que vive la culture haïtienne » – Concert du saxophoniste Jacques Schwarz Bart et de la chanteuse soul Stéphanie Mac Kay au New Morning, Paris.
Organisé par Bibliothèques Sans Frontières pour célébrer l’Haïti culturelle et les haïtiens, un an après le séisme.
Monseigneur Xavier Rambaud célèbrera un office religieux à la mémoire des « personnes disparues », mercredi 12 janvier 2011 à 18h15 à la Cathédrale Notre -Dame de Paris – 6 place du Parvis, Paris 4e, annonce le Service culturel de l’Ambassade d’Haïti.
95 poètes pour Haïti, recueil dirigé par Dana Shishmanian et Khal Torabully, éditions l’Harmattan. Lecture poétique et musicale, mercredi 12 Janvier 2011 à 19h30.
La conteuse Mimi Barthélémy présente son spectacle « le Fulgurant », une « épopée mythologique afro-caribéenne » samedi 15 janvier 2011 à 21h au Théâtre de Chevilly-Larue (Val-de-Marne)
Une exposition éphémère à Paris. Trois peintres haïtiens venus de Jacmel, 4e ville d’Haïti, sur la côte sud, connue pour son importance culturelle, ses peintres tel Préfète Duffaut ou ses écrivains comme René Depestre ou Jean Métellus, qui en sont originaires. Arsaid, « Association de soutien aux artistes de Jacmel », a organisé cette exposition à la Galerie G, dans le XIXe arrondissement, pour permettre aux artistes de vivre de leur peinture, et que l’économie de la région en profite.
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Découvrez Haiti : de Jacmel à Paris, exposition d’artistes en reconstruction sur Culturebox !
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envoyé par ileenile. – Films courts et animations.À visionner, écouter, lire l’entretien accordé par Edwidge Danticat au site Île en Île que vient de mettre en ligne Thomas Spear.

Voir des extraits de son dernier livre Create dangerously en version numérique.

Le Prix Carbet de la Caraïbe et du Tout-Monde réuni en Guadeloupe récompense Evelyne Trouillot pour La mémoire aux abois, édité par Hoëbeke. Une mention spéciale a été décernée à Gerty Dambury pour l’ensemble de son oeuvre.
Réuni au Gosier, le 17 décembre 2010, le jury a salué dans le roman lauréat « l’originalité avec laquelle sont convoqués les tremblements de l’Histoire et des histoires dont les soubresauts n’ont pas fini se secouer nos imaginaires caribéens (…), une littérature dans laquelle les écrivaines se distinguent de plus en plus et qui offrent des perspectives inattendues, imprévisibles, (…) un roman vivant qui libère une esthétique fragmentée et indirecte, à la limite de l’Inextricable. ».
Dans ses attendus littéraires, « le jury du Prix Carbet de la Caraïbe et du Tout-Monde réuni en Guadeloupe cette année tient à reconnaître les publications des écrivains haïtiens qui témoignent de la vivacité de ce peuple face à l’Inimaginable qui a eu lieu le 12 janvier 2010.
« Haitï kembé là ! » de Rodney Saint-Eloi autant que « Tout bouge autour de moi » de Dany Laferrière, « Failles » de Yanick Lahens et « Create dangerously » d’Edwige Danticat sont des livres animés par l’Urgence. Ils nous parlent du séisme qui a ravagé leur pays et des autres séismes politiques, sociaux et économiques qui ont eu des conséquences cauchemardesques pour Haïti.
Sans aucun misérabilisme, ces textes nous redonnent espoir et font tomber les préjugés qui existent encore trop souvent dans la conscience collective.
Dany Laferrière nous le rappelle : « Il ne faut pas pleurer sur Haïti ». Rodney Saint-Eloi, finaliste cette année, nous le dit encore :
« Pour moi, l’espoir, c’est un métier…, il faut que les gens mettent dans leur tête le mot espoir. C’est pourquoi la littérature est importante : elle met en tête l’imaginaire du pays ».
A cette liste, n’oublions le très beau roman Saisons sauvages de Kettly Mars (Mercure de France), qui s’attache comme le roman d’Evelyne Trouillot à la période duvaliériste et à ses conséquences.
Nous l’avions rencontrée à Saint-Malo, en mai dernier, lors du festival Etonnants voyageurs, avec d’autres écrivains haïtiens
http://culturebox.france3.fr/player.swf?video=27952 http://culturebox.france3.fr/player.swf?video=27952Découvrez Les écrivains haitiens et le séisme du 12 janvier 2010 sur Culturebox !
Voici le très beau texte d’Évelyne Trouillot en réponse à son prix :

« L’homme n’est jamais seul alors que je vous parle et que vous m’écoutez », nous dit le poète haïtien René Philoctète. Nous ne sommes pas seuls et la parole, le langage, la poésie nous unit.
Un prix littéraire de la Caraïbe et du Tout-Monde casse les frontières et les renoue autrement. Bouleverse les stéréotypes et les clichés pour regarder le monde d’une autre perspective en déplaçant les centres et renversant les périphéries pour former de nouveaux centres. Autant de centres que de paroles.
Le centre d’où j’ai choisi d’écrire je le situe à Anse-à-Foleur, curieux petit village au nom frondeur du nord-ouest d’Haïti où la mer monte à l’assaut des images et où le vent s’offre aux caresses des enfants, comme un poème en devenir. Je l’ai choisi au hasard d’une promenade et depuis, il habite mon imaginaire lorsque j’écris quelque soit le lieu où je suis. Lorsque j’écris, je suis seule sans l’être vraiment.
Aujourd’hui, je suis riche d’une multitude de douleurs, car l’année 2010 a pour mon pays multiplié les catastrophes, frappant, heurtant avec des pauses à peine perceptibles. Une année tumultueuse et interminable, et je ne peux prendre la parole sans penser aux compatriotes disparus, aux survivants meurtris dans leurs esprits et dans leurs chairs. Je suis riche de beaucoup de larmes, je suis pleine de colère et de résolution. Et si je parais seule devant vous, ma tête est haute et digne parce que mes pas s’alignent sur d’autres pas.
De mon village au nom frondeur que je garde en moi comme un talisman de beauté, de révolte et de dignité, je suis riche de toute la puissance du monde : du courage des femmes afghanes, des cris des mères en deuil des quartiers démunis de Chicago, des bruits de vague houleuse des jeunes du Cap-Haïtien. De mon village au nom frondeur qui m’habite j’arpente le monde et les êtres.
Recevoir le prix Carbet de la Caraïbe et du Tout Monde c’est placer Anse à Foleur au coeur de la Caraïbe et du monde. C’est une fois de plus déplacer le centre, bousculer les pouvoirs et revenir à l’essentiel, à cet humain qui est en chacun de nous et qui donne à « la plus petite larme d’un peuple valeur d’éternité ».
Aujourd’hui je pense à celles et à ceux qui ont péri pendant la dictature, celle de Duvalier ou d’un autre, qu’importe. Elles creusent toutes les mêmes blessures, enfantent les mêmes horreurs. Je pense à ceux qui y ont opposé leurs poings levés, leurs pleurs, leurs éclats de rire et leurs rêves. Je pense à tous ceux et à toutes celles qui se sont accrochés à la vie et à sa beauté toujours palpitante. C’est en pensant à eux que je reçois ce prix car la plus petite parcelle de bonheur et de dignité mérite d’être partagée. »
Christiane Chaulet Achour nous gratifie d’un compte rendu du colloque organisé par Sylvie Brodziak le mercredi 10 novembre 2010, au pôle FLDS (Francophonies littéraires des Suds) du CRTF, sous le titre : « La littérature haïtienne contemporaine ».Parmi les thèmes abordés, donné dans l’intitulé dans le charme propre à la langue universitaire :
« “Un spectre oublié” : Toussaint Louverture et les enjeux de la représentation transculturelle » ;
« De l’obstacle à la transparence : L’énigme du retour de Dany Laferrière ou la réponse limpide de l’écriture vibrante » ;
« Bicentenaire ou le meurtre pour mémoire de Lyonel Trouillot » ;
« René Depestre, homme banian » ;
« Anthologie de la poésie féminine haïtienne » ;
« Écritures migrantes et transculture : les écrivains haïtiens de la diaspora et la modernité »;
« Prix Littéraires et réception de la littérature haïtienne », etc.
Anderson Dovilas nous signale la création de la Société des poètes créolophones (Sosyete powet kreyolofon) dans les jardins de la bibliothèque Justin-Lherisson de Carrefour (Port-au-Prince, Haïti), avec « pour mission d’encourager les lectures des textes publiés en créole ».
En Haïti, malgré l’épidémie de choléra qui a fait plus de mille morts, les élections sont maintenues pour le 28 novembre : près de 4,7 millions d’Haïtiens vont être appelés à choisir un successeur au président René Préval parmi 19 candidats. Ils devront également élire 11 sénateurs et 99 députés.
Des manifestants réclament le départ de « l’étranger », qui selon la rumeur serait la cause de l’épidémie.
D’autres présages sont alarmants : en Guyane, où l’immigration haïtienne est particulièrement importante (27% de la population immigrée, selon l’INSEE), les interpellations de Haïtiens ont repris. Elles sont suivies d’expulsions, annoncent les associations telles que la Cimade, le Gisti, la Ligue des droits de l’homme, Médecins du monde, ou le Secours Catholique qui rappellent que le gouvernement s’était engagé à suspendre le retour forcé des Haïtiens dans leur pays, après le séisme du 10 janvier.
Il n’y a pas eu une seule expulsion de ressortissant haïtien de Guyane depuis le séisme en Haïti, il y a dix mois et d’autant moins aujourd’hui avec l’épidémie de choléra qui sévit dans ce pays », a déclaré, Philippe Duporge, directeur départemental de la Police aux frontières (PAF). « Nous ne contestons pas le fait de remettre des APRF (arrêté préfectoral de reconduite à la frontière) aux ressortissants haïtiens en situation irrégulière en Guyane, mais nous ne les rendons pas exécutoires », a-t-il précisé à l’AFP le 23 novembre.
Marc Grossouvre, porte-parole de RESF (Réseau Éducation sans frontières) en Guyane a confirmé qu’il n’y avait « pas eu d’expulsions de Haïtiens » depuis le séisme, mais que les remises d’APRF seraient « récentes » et justifient, selon lui, « l’inquiétude » des associations. Le directeur départemental de la PAF affirme, pour sa part, que ce « traitement administratif » des ressortissants haïtiens en situation irrégulière a débuté « dans les semaines qui ont suivi le séisme »
Et pendant ce temps, certains entrevoient une porte de sortie, tel Jean-Marie Théodat, qui dans son blog quotidien, envoie de Port-au-Prince, ses mots à travers le Web :
« Et si je me lève tôt, c’est pour collecter toutes les étincelles d’espoir du jour qui me laissent entrevoir une lueur d’espoir pour sortir de la tente, un jour prochain, ainsi que tous les autres réfugiés qui dorment sous la tente, la tête haute. Alors, on pourra dire, sincèrement, merci à tous les étrangers qui ont voulu, souvent bénévolement, nous aider ! Et moi, je pourrai dormir tout à mon aise, mes quatre heures. Alors, la génératrice du voisin pourra faire son boucan d’enfer toute la nuit, son coq chanter au point du jour et les moustiques attaquer en ordre serré : je m’en fiche comme de ma première vérole. Je dormirai sur mes deux oreilles, car je saurai que dehors, un esprit sain veille sur nous. Dans l’attente, de je m kale nan fènwa a ! Je veille dans la nuit. »
Vendredi 26 novembre, à partir de 6h du matin (heure de Paris), jusqu’au samedi 27 novembre, 7h, France Culture dédie à Haïti l’ensemble de son antenne, soit 24 heures (plus une !) de programmes et d’information avec les journaux de la rédaction.
Depuis Port-au-Prince et Paris, à la veille des élections présidentielles, dix mois après le séisme, et alors que ce pays est confronté à une épidémie de choléra, France Culture souhaite faire entendre les voix d’Haïti dans leur richesse et leur diversité, et ainsi pouvoir partager la culture, l’histoire, la réalité, les enjeux d’aujourd’hui et de demain d’une société et d’un pays toujou débou !
Consulter le programme.

Haïti Solidarité, sous la présidence de Dany Laferrière (Prix Médicis 2009), mis en place en collaboration avec le Salon du livre de Montréal se déroule du 17 au 22 novembre 2010. Dix-sept auteurs seront présents
L’objectif est de faire connaître la richesse et l’originalité de cette littérature, l’une des plus anciennes des Amériques.
Écrivains présents (Haïti) :
Orcel Makenzy, Les immortelles, roman ; Emmelie Prophète, Le reste du temps, roman ; Lyonel Trouillot, Haïti. Le dur devoir d’exister ; Pierre Buteau, Refonder Haïti, essai, collectif ; Kettly Mars, Saisons sauvages ;
Écrivains haïtiens du Québec :
Stanley Péan, Taximan, nouvelles ; Dany Laferrière, Tout bouge autour de moi, chronique ; Marie-Célie Agnant, Et puis parfois quelquefois, poésie ; Rodney Saint-Éloi, Haïti, Kenbe la!, récit ; Franz Benjamin, Vingt-quatre heures dans la vie d’une nuit, poésie ; Gary Klang, Toute terre est prison, poésie ; Lenous Suprice, Ruminations, poésie ; Joe Jack, L’aveugle aux mille destins, chronique ; Joël Des Rosiers, Gaïac, poésie ;
Pour tous renseignements supplémentaires, veuillez contacter :
Tiphaine Delahaye, Coordonnatrice du pavillon haïtien, Tél. : 514-989-1491 ; Courriel : tiphaine.delahaye@gmail.com.
Source : Mémoire d’encrier.