أصدقائي الأوفياء..
هزة الرَّسالة أمانة اكم
فافُّو ابورَقهة الطرَّي سجائر كَم المُحرَّمة
ضعوا في جوفها القايلَ السُّداني الممَاَّح و ارموها تحتَ سريرِ اللَّيل
دوَّنوا بنعومةِ كلماتِها دمو عَكم.. و الأتبكو ا كثيرً
Extrait du poème de Khaled Bensalah (Algérie), Une lettre dans une bouteille, publié dans l’anthologie Voix vives de Méditerranée, éd. Bruno Doucey…
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Traduction du poème par Antoine Jockey :
Mes fidèles amis,
Cette lettre vous appartient
Avec son papier fin, roulez vos joints
Rajoutez-y quelques fèves soudanaises salées et jetez-les sous le lit de la nuit
Notez sur leur paroi les chiffres des infidélités et des rendez-vous secrets
Avec la douceur de leurs mots, essuyez vos larmes…
et ne pleurez pas trop (…)

Y a t-il la possibilité de voir ce poème en entier car j’ai un travail à faire sur des poésies engagées sur le printemps arabe merci d’avance .
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A lire en entier sur l’anthologie Voix vives de Méditerranée, éditions Bruno Doucey.
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Les nèfles de Kabylie
Il est des souvenirs d’enfance qui dominent longtemps l’esprit et ont des goûts de saveurs douces telles les madeleines de Proust.
Pour moi qui suis né à Bougie Ce sont les nèfles de Kabylie.
C’était en mai soit en juin que ces fruits blonds arrivaient sur la table de formica dans des couffins tressés de paille,
comme le signe d’un printemps qui bientôt deviendrait fournaise mais vibrionnant de Soleil.
Il fallait enlever la peau et en séparer les noyaux qui me faisaient penser à des billes Mais leur chair était succulente avec des zestes de vanille. et de bonbons acidulés.
J’avais huit ans, c’était la guerre !
Mais quand les nèfles arrivaient, j’oubliais les soucis des «grands» pour goûter à la chair des nèfles, jouer aux billes avec leurs noyaux.
C’est ainsi que parmi les drames, le regard de l’enfance est lointain.
Car la mort leur reste chimère. bien moins réelle que les jeux et les fruits dorés, bref privilège de l’enfance.
Paul d’Aubin (Paul Arrighi)
Toulouse- février 2014.
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L’épicerie «Mozabite» d’Akbou
S’il y a un lieu dont je me souviens,
C’est de l’épicerie d’Akbou,
située dans la rue centrale.
J’y accompagnais mes parents,
et pénétrais dans cette échoppe
avec tous mes sens en éveil,
surtout pour humer les senteurs mêlées
des jarres d’olive et de piments rouges.
L’épicier était Mozabite,
avec des pantalons bouffants.
Le roi des commerçants du lieu,
car dans l’espace resserré
jamais rien ne vous y manquait
dans cet incroyable fatras
où le «Mozabite» faisait ses choix.
vous tirant toujours d’embarras.
Il y avait des tonneaux d’olives
vertes ou noires dans leur saumure
avec ce goût qu’elles ont : «là-bas.»
et puis ces senteurs mélangées
de menthe, paprika, cumin
des parfums de fleur d’oranger.
et à la belle saison des dattes
pendaient les «reines» : «Deglet Nour»
Parmi toutes ces friandises
Il en est deux qui pincent mon coeur
Cette galette ronde et si tendre
la «Kesra» plus tendre que le pain.
et les sacs remplis de semoules
qui sont la base du «Couscous» Kabyle
Alors que l’agneau est son prince
Merci à l’épicier d’Akbou
qui sut si bien aiguiser nos sens.
Paul d’Aubin (Paul Arrighi)
Toulouse – février 2014.
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