Édouard Glissant, l’œuvre est devenue elle-même un Lieu (Alexandre Alaric)

« Écrire, jusqu’à ses dernières ressources physiques, écrire jusqu’à son dernier souffle, telle fut la vie d’Edouard Glissant, chercher à s’installer au Lieu de l’écriture vivante, au Lieu que son œuvre ne cessera maintenant à chaque lecture de configurer, d’occuper, d’interpeller, il dirait certainement de «héler». L’œuvre a brusquement surgi vivante contre la mort, le départ d’Edouard Glissant, lui restitue ses frontières, ses limites, ses traces, ses poétiques, ses esthétiques, sa philosophie : tout ce qu’il a essayé de penser, et d’amasser inlassablement. Elle est devenue autonome et réflexive, point besoin de médiateurs, elle renvoie à elle-même, elle nous renvoie à nous-mêmes, elle pratique la relation, elle relaye, relie, relate, tous ses propres dits. Elle est devenue elle-même un Lieu, comme l’œuvre de W. Faulkner, dont il dévoile les « ouvertures infinies » et les impossibles, « Faulkner, Mississippi » et comme celle de Saint John Perse, ces deux maîtres. »

Lire la suite de l’hommage d’Alexandre Alaric, L’impensé d’une écriture belle de monde, dans Madinin’Art. Et son article antérieur, Le migrant nu dans Cairn.info.

Laisser un commentaire