« Je me souviens de ma première rencontre avec Édouard Glissant. Invité à un opéra poétique, rue Dieu à Paris, chez la styliste Agnès B., j’assistais à la lecture par Glissant de ses poèmes. Je le revois assis au milieu de la scène, vêtu d’une chemise blanche et d’un gilet noir, entouré d’artistes et de musiciens, tandis que la mêlée des textes, vocalises, musiques, lectures à plusieurs voix, produisait l’image sonore de la beauté du chaos dans le tourbillon des ritournelles. C’est avec une sorte de vertige que le spectateur entrait avec lui dans la mémoire et le partage des humanités. »
Lire dans L’Humanité l’article de Aliocha Wald Lasowski, philosophe. Chargé de cours à l’université de Lille-3, il co-dirige le séminaire « L’homme et ses rythmes » à l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm et enseigne la philosophie en classe préparatoire à Sciences Po.
