
Elle incarnait le combat pour l’enseignement du grec ancien. Son parcours exceptionnel en faisait une autorité morale inconstestée sur le sujet : concours général, agrégation, Sorbonne, Collège de France, Académie des inscriptions et belles-lettres, Académie française enfin.
L’académicienne Jacqueline de Romilly, spécialiste de la civilisation et de la langue grecques, est morte samedi à l’âge de 97 ans. Elle était née le 26 mars 1913 à Chartres (Eure-et-Loir) d’un père professeur de philosophie et d’une mère romancière.
Jacqueline de Romilly incarnait l’enseignement des études grecques classiques en France ainsi qu’une conception exigeante et humaniste de la culture, a écrit, en plus de 60 ans, de très nombreux ouvrages, rappelle Le Monde. En 1988, elle était devenue la deuxième femme élue à l’Académie française, après Marguerite Yourcenar. Elle en était la doyenne depuis la mort de Claude Lévi-Strauss en 2009.
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Elle avait fondé en 1992 une association pour la sauvegarde des enseignements littéraires (SEL).
Voir un double CD d’entretiens avec Pascale Lismonde :
