Dans un reportage d’Anne-Laure Walter à Papeete, la lettre quotidienne du magazine professionnel Livres-Hebdo relate l’engouement des Polynésiens pour le salon Lire en Polynésie qui « pour sa dixième édition s’est tenu du 14 au 17 octobre sur le thème du polar, (et) prend un tournant en parvenant à fédérer le public, les institutions locales et toute la chaîne du livre.
Cette manifestation, organisée par l’Association des éditeurs de Tahiti et des îles (AETI) à la Maison de la culture avec un budget de 65 000 euros, a pris pour ses dix ans un virage important, parvenant à sensibiliser tous les acteurs locaux. (…)
Une appropriation du salon par le public qui s’est notamment faite grâce à la création avec la mairie d’un “Parcours polar” dans la ville suivi par plus de deux cents personnes.
“Nous souhaitons faire la liaison entre le livre et la notion de détente, poursuit Christian Robert. Nous avons un travail important à faire sur ce point en Polynésie car pour la majeure partie de la population, la lecture est associée à l’école.” (…)
Cette mise en avant du roman noir correspond aussi à une tendance éditoriale en Polynésie où tous les éditeurs ont, depuis peu, monté leur collection de polars du Pacifique. Au Vent des îles, pionnier il y a dix ans avec la collection “Thriller polynésien”, a créé l’an passé la série “Noir pacifique”. Le Motu a publié son premier thriller, Les Mers australes ont inauguré en 2008 la collection “Récif noir”, et Haere Po a lancé pour le salon “Corail noir” avec On rit jaune à Tahiti de Philippe Prudhomme.
Du côté des ventes, les résultats ne sont pas aussi bons que l’an passé, avec néanmoins de bonnes surprises en jeunesse et pour les romans des auteurs présents au salon. (…)
