L’Algérie, inépuisable source de réussites littéraires pourtant délaissée par les prix d’automne

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Jérôme Ferrari a écrit un livre admirable, à l’écriture d’une puissance implacable, au titre sans rémission, Où j’ai laissé mon âme, et publié par Actes Sud.

Mathieu Belezi, avec C’était notre terre, (Albin Michel) vient de remporter le prix des lecteurs du Livre de poche 2010. Autre roman inouï, qui fait du lecteur le confident captif de destinées fracassées.

Anouar Benmalek, humble et courageux lettré, avait marqué les esprits avec son Rapt, roman d’envergure que Fayard édita il y a peu.

Alors que Xavier Beauvois avec son film Des hommes et des dieux est devenu lauréat d’un prix important, ces trois romans magnifiques n’ont pas eu l’heur de plaire aux grands jurys d’automne, excepté le prix Roman France Télévisions.

Tous ont l’Algérie au cœur, blessé, meurtri, l’avivant comme une cicatrice inconsolable.

Un commentaire

  1. Avatar de Inconnu

    L’Algérie restera à l’ombre de ce regard francocentriste unidimensionnel et les « Prix « des quatre saisons bouderont ses enfants qui refusent de coupler francophonie et francophilie…La langue de Robespierre ne saurait refuser à celle de Kateb Yacine les panthéons qu’elle a restaurés aux damnés des terres d’une colonisation qu’elle a pérennisée jusqu’à l’oubli de leur patrimoine originel.

    M.S. Houssine,psychologue et auteur du livre « Le sanglier d’Hippone », paru en janvier 2011 aux éditions Aparis et Edilivre.
    Auteur des deux citations -1-« La douleur n’a pas de camp.Comprendre celle des autres aide à atténuer la sienne ! »
    -2-« L’Histoire est derrière nous,la douleur est avec nous,le Salut est devant nous ! »

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