Empletté sans nombre

Incidemment, ai empletté sans nombre, comme dirait Verlaine, du côté de la librairie L’Atelier, rue du Jourdain :

Pourquoi je n’ai écrit aucun de mes livres, de Marcel Bénabou, dans la collection La librairie du XXIe siècle, au Seuil, où l’auteur s’interroge sur ses rapports avec les livres ; qu’il se penche sur les raisons qui l’empêchent d’écrire, tout en lui interdisant de s’y dérober. Avec cette épigraphe, signée Julien Benda, extraite de La Jeunesse d’un clerc  : « Comprenant que la définition initiale de mon sujet, en même temps qu’elle devait être courte, devait être d’un potentiel tellement riche que toutes les pièces de l’œuvre n’en soient que les dépendances, je l’ai cherchée très longtemps ; le première phrase de Belphégor m’a demadé des années. »

Les animaux malades du consensus, de Gilles Châtelet, aux éditions Lignes. Cette édition établie par Catherine Paoletti présente les interventions, conférences et articles indéits ou introuvables, qui ont précédé l’essai de Gilles Châtelet (1944-1999) : Vivre et penser comme des porcs (1998).

Souvenirs désordonnés, de José Corti (éditions Corti), dont le principe : « J’ai toujours pensé qu’il faut faire comme si chaque jour qui passe « devait avoir d’éternels lendemains ».

Voyager vers des noms magnifiques, de Béatrice Commengé, aux éditions Finitude.

Me suis réjoui au vu de la note critique du libraire sur le polar de Martin Solares, Les minutes noires (Christian Bourgois) : « chaleur, corruption, violence… le quotidien d’un flic mexicain, et la magie de l’écrivain. »

Au marché de la Place des Fêtes, ai lu debout dans la lumière fraîche quelques poèmes de Céline Zins (par ailleurs traductrice d’un autre descendant d’Aztèques, Carlos Fuentes) brefs et limpides comme un bleu outremer, tendus comme un regard sur l’horizon, contenus dans Par l’alphabet du noir (éditions Christian Bourgois).

Etc.

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