La Charge du Rhinocéros, une association belge de coopération artistique, connue en particulier pour avoir mis sur pied à Port-au-Prince depuis 2003 le Festival de théâtre Quatre Chemins, organise le Printemps haïtien, dimanche 21 mars à Bruxelles, une journée de solidarité pour la « reconstruction par l’art et le théâtre », avec le soutien d’artistes belges et haïtiens.
« Sublimer l’adversité par la fête », ambitionnent les organisateurs autour d’Olivier Blin, directeur d’une manifestation dont « les bénéfices permettront à six compagnies théâtrales haïtiennes de créer six spectacles à destination des sinistrés du 12 janvier dernier. »
A l’affiche notamment : Ayiti, de et avec Daniel Marcelin, mise en scène Philippe Laurent
, du 16 mars au 2 avril 2010 à 20h30,
Espace Magh, 17 rue du Poinçon, 1000 Bruxelles (lieu de résidence du Rhinocéros).
Dans son projet La Charge du Rhinocéros se propose de « mettre en place un travail de reconstruction par le théâtre qui débutera dans quelques semaines, une fois rencontrés les besoins primaires des Haïtiens. Il s’agit de salarier six directeurs de compagnies haïtiennes actives dans les différents quartiers de Port-au-Prince et de leur permettre, dans la dignité, de créer des spectacles destinés aux sinistrés : familles, enfants dans ou hors du processus de scolarisation.
Ces artistes ont des profils différents : l’un est un formidable marionnettiste, l’autre peut monter l’équivalent haïtien d’un Feydeau ou d’un Labiche, l’autre encore utilisera vraisemblablement le théâtre dans sa dimension plus thérapeutique… »
La Charge du Rhinocéros, pour qui le Papalagui n’est manifestement pas qu’un étranger…
