Haïti : il y a urgence à penser

Entendu lors de la rencontre publique à Paris entre une délégation culturelle du gouvernement haïtien et des acteurs de la culture en France, dans la bouche de Magali Comeau-Denis, conseiller spécial de la ministre de la culture et de la communication :

Si on ne donne pas des livres aux Haïtiens, nous sommes condamnés à recevoir du pain et du riz.

Les banques ont rouvert pour éviter d’être dans la culture de l’humanitaire.

J’ai du mal avec le terme de reconstruction. En botanique, il y a le terme de résilience.

La poésie peut servir à inquiéter.

Dans l’urgence, on n’a pas assez parlé, pas assez pensé. Il y a urgence à penser.

Le tremblement de terre n’a rien inventé, les problèmes ne sont pas nouveaux. Ce qui est nouveau, c’est qu’ils sont démocratisés. Tout le monde a peur des épidémies, noirs, mulâtres, riches, pauvres.

Nous sommes tous sous les décombres, c’est ça l’esprit de solidarité.

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