« Manman mwen mouri jodi a. Se dwe yè pito. Mwen pa konnen. Mwen resevwa yon telegram Azil la : « Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués. » Bagay sa pa vle anyen. Siman se yè vrèman. »
(En français : « Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J’ai reçu un télégramme de l’asile : « Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués. » Cela ne veut rien dire. C’était peut-être hier. »)
Etranje ! traduction de Guy Junior Régis, est édité par les Presses nationales d’Haïti. C’est l’une des 54 langues de traduction de L’Étranger nous apprend Le Dictionnaire Albert Camus, dirigé par Jeanyves Guérin, parmi lesquelles, outre le créole ou l’arabe, l’asturien, le basque, le khmer, le malgache, le népalais, l’occitan, l’oriya (langue d’Inde), le sinhala (langue du Sri Lanka). En cours une version en arabe algérien par Akram Belkaïd.
En France, avec 6,7 millions d’exemplaires, L’Étranger est le premier livre par ses ventes. Au Japon, il ne s’est vendu qu’à… 4 millions d’exemplaires ! (p. 754 du Dictionnaire Camus).
