Prix Carbet 2009, une sélection et quelques absents

Le Prix Carbet de la Caraïbe 2009, l’un des principaux prix littéraire des mondes transculturels atlantico-antillais, propose des rencontres en Martinique, du 7 au 12 décembre. C’est la 20e édition de ce prix, présidé par Edouard Glissant. Son objet est de « contribuer chaque année à illustrer et raviver la force de création, les imprévus de l’imaginaire, surgis de cet archipel et de ses prolongements, la parole née de tant d’énergies qui là se sont rencontrées et désormais se reconnaissent, entre les visions à grand espace des Amériques et la poussée flamboyante des Afriques. »

« Les ouvrages admis à concourir traitent de l’imaginaire ou du réel de la Caraïbe et des Amériques. Les ouvrages devront avoir été  édités en langue française ou créole, y compris les traductions dans ces langues, entre le 1er octobre de l’année précédente et le 30 septembre de l’année du concours. Tous les genres sont admis à concourir. »

Alors pourquoi l’absence de l’essai de Renaud Meltz, Alexis Léger dit Saint-John Perse, publié en octobre 2008 ou du très beau livre de photos The Rest… de Jean-Luc de Laguarigue, ou encore des très nombreux essais consacrés à l’œuvre de Césaire (une vingtaine publiés depuis octobre 2008), malgré un hommage au poète le 9 décembre ?

Livres sélectionnés :

Romans, nouvelles, récits
Louis BOUTRIN, (Martinique), La coulée de la rivière blanche, Ed° Edilivre, 2009.
José LE MOIGNE, (Martinique), Joseph ZOBEL, Le cœur en Martinique et les pieds en Cévennes, Ibis Rouge Editions, 2009.
Robert VERGER, (Guadeloupe), Autopsie d’un Guadeloupéen, L’Harmattan, 2009
Lyonel TROUILLOT (Haïti), Yanvalou pour Charlie. Arles: Actes Sud, 2009.
Neil BISSOONDATH, (Trinidad), Cartes postales de l’enfer, éditions Phébus 2009
Wendy GUERRA (Cuba), Mère Cuba, éditions Stock, 2009 (lauréate du Prix Carbet des lycéens 2009)

Louis Philippe DALEMBERT (Haïti), Le roman de Cuba, éditions du Rocher, 2009.


Essais, dictionnaire

Hector POULET, Sylviane TELCHID, Frédéric ANCIAUX (Guadeloupe), Le Déterville, Français-Créole, PLB Editions, 2009.
Jean-Georges CHALI, (Martinique), Vincent PLACOLY, Un créole américain, Editions Desnel, 2009
Stéphanie BÉRARD, Théâtre des Antilles, L’Harmattan, 2009
Joël DES ROSIERS, (Haïti), Lettres à l’indigène, éd. Triptyque 2009.
Joël DES ROSIERS, (essai), Théories caraïbes, poétique du déracinement, 1996, réédition revue et augmentée 2009, Prix de la Société des écrivains canadiens; éd. Triptyque, 2009.
Alain RENAUT (France), Un humanisme de la diversité, essai sur la décolonisation de l’identité, Flammarion, 2009.
Alain FOIX, (Martinique), Noir, de Toussaint Louverture à Barack Obama, Galaade, 2009.

Poésie
James NOEL (Haïti), Le sang visible du vitrier, éd. Vent d’ailleurs, 2009.
James NOEL, (Haïti), Poèmes à double tranchant, seul le baiser pour muselière, Le chasseur abstrait éditeur, 2009.
Paul Harry LAURENT (Haïti), Le vin d’une prose d’un écolier, Le chasseur abstrait éditeur, 2009.
José Le MOIGNE (Martinique), Poèmes du sel et de la terre, éd. L’arbre à parole 2009.

Théâtre
Gerty DAMBURY (Guadeloupe), Trames, Les éditions du manguier, septembre 2009.
Frantz SUCCAB, (Guadeloupe), Conte à mourir debout, Lansman, 2009.

5 commentaires

  1. Avatar de Inconnu

    Bonjour,

    Je suis l’auteur d’un des ouvrages sélectionnés pour le prix Carbet 2009 « Autopsie d’un Guadeloupéen ». C’est une surprise et j’en suis ravi. Je serais encore plus heureux si vous ajoutiez le nom de l’éditeur, L’Harmattan, à côté du titre.
    Je vous en remercie d’avance.

    Robert Verger

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  2. Avatar de Inconnu

    Une sélection n’est jamais exhaustive et le contrainte marchande du livre avait depuis longtemps attiré le jury sur le changement d’orientation du Prix. Mais en quoi donner le Prix Carbet à Alain Plénel est un Prix tronqué, détourné. Le jury devait-il obligatoirement nominer un antillo-gyuanais sous prétexte qu »il a publié un texte. Bien sûr que choisir est toujours un exercice difficile. Le Prix a rendu hommag et mis en valeur de nombreux auteurs et poètes. Il n’est que de voir l’assiduité de l’association qui l’organise à promouvoir toute l’année des auteurs et des textes qui font sens de son point de vue. Et je crois là que le jury a frappé fort encore une fois. Il faut lui rendre hommage ! L’oeuvre d’une vie comme celle d’Alain Plénel, et il n’était pas le seul comme l’a rappelé les attendus, a été mise en avant dans les liens qui se tissent avec tous ceux qui ont su dire non à type de société. Et cette actie de vie est un acte poétique autant que politique. A travers lui c’est un syumbole qui est mis en valeur et une urgence de se ressaisir qui nous est adressée. Au-delà de petitesses d’esprit et du corset nationaliste. Les ouevres de l’esprit et l’élan spirituel ne se résument pas à choisir tel livre de tel auteur publié chez tel éditeur. Ce n’est pas un livre qui est récompenser mais une oeuvre de grande force au sens plein du terme.

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  3. Avatar de Inconnu

    Je n’ai pas lu le livre d’Alain Plénel et je le ferai par pure curiosité. Mais j’ai déjà un énorme doute. Alain Plénel, ami de jeunesse d’Edouard Glissant, est le père d’Edwy Plénel, ami, exégète et promoteur média d’Edouard Glissant. Cela pue a priori le copinage et cela m’afflige et me déçoit considérablement. Mais je vais lire aussi pour tenter de me rassurer sur la moralité de ce grand poète qu’est Edouard Glissant.

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