Monsieur le Président, je vous écris des îles Chagos

On ne pourra pas dire que Le Clézio ne se sert pas de son prix Nobel de littérature (2008) :

 » Monsieur le président, vous êtes un homme de paix et de justice, vous avez le pouvoir de changer le sort de ce peuple venu d’Afrique de l’Est au temps de l’esclavage. Vous avez le pouvoir d’autoriser ces gens et leurs enfants à revenir vivre sur le sol natal, à y travailler (sur la base militaire, pourquoi pas ?), à y honorer leurs défunts. Ce ne serait pas un acte de charité, mais de justice. Ecoutez, je vous prie, la voix de la grande dame des Chagos, Charleezia, qui chante sur un rythme de séga la douleur de l’exil et l’espoir du retour. Elle en dit plus long que tous les discours.  » ainsi s’adresse dans une lettre ouverte aujourd’hui un prix Nobel de littérature, Jean-Marie Gustave Le Clézio à un prix Nobel de la Paix, Barack Obama, à propos des Chagossiens condamnés à la retraite forcée, loin de leur archipel des Chagos, île principale Diego Garcia, base militaire américaine qui rayonne sur l’ensemble de la région.

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