
Après « le » Karl Von den Steinen, Les Marquisiens et leur art, livre de référence sur les tatouages marquisiens, traduite en français et publié par les éditions le Motu, une autre traduction tardive vient enrichir le patrimoine et la mémoire polynésienne : le roman » Tuimata » est lui aussi traduit pour la première fois en français, 65 ans après sa première édition en norvégien par son auteur Bjarne Kroepelien ! Tahitpresse (11/10/09) évoque la souscription de cet ouvrage publié par les éditions Haere Po.
» Peu avant la fin de la Première Guerre mondiale, un jeune Norvégien de 28 ans, Bjarne Kroepelien, découvrait Tahiti… et Tuimata. Ce négociant en vin, qui deviendra plus tard un grand collectionneur des premiers imprimés tahitiens et des publications relatives à la Polynésie, relate ce voyage dans un roman largement autobiographique.
Ce récit d’un séjour à Tahiti – qui est aussi celui d’une rencontre, entre le jeune Norvégien et la Tahitienne Tuimata – date de la fin de la Guerre de 14-18 et a été publié en… 1944 en Norvège et en 1946 au Danemark. Il n’avait jamais été traduit en français. Il a été traduit par Joëlle Petersen à la demande de Johan Frederik Kropepelien, le fils de Bjarne, qui en a d’ailleurs écrit la préface et édité parles éditions Haere Po.
Au travers de l’histoire de la rencontre de Kroepelien avec quatre jeunes Tahitiennes, Tehina, Tuimata, Vahine et Ahuura, l’auteur y décrit sa nouvelle vie qui se partage (entre 1917 et 1920) entre une maison sur le lagon, à Taunoa (Papeete) et une autre sur les hauteurs de Papenoo. On y découvre, en trente chapitres, tout un pan de l’histoire de Tahiti, au début du XXème siècle. Avec des épisodes étonnants comme cette ascension du Mont Orohena, le plus haut sommet de Tahiti – sans doute gravi pour la première fois – et dont l’expédition Jay retrouvera la trace, dans les années 50, grâce à un message laissé dans une bouteille… Tour de l’île, cinéma Bambou, mais aussi la fameuse grippe espagnole dont mourra Tuimata… sont parmi les innombrables histoires que Kroepelien (1890-1966) a consigné en près de 300 pages.«
