Deux personnes passent devant un véhicule endommagé par les inondations à Ghardaia le 3 octobre 2008.

Les équipes de secours poursuivaient vendredi les recherches dans les décombres des logements qui se sont écroulés à Ghardaïa (600 km au sud d’Alger), après des inondations qui ont fait au moins 33 morts, alors que la population manifestait pour réclamer de l’aide (AFP).
Totalement inondée, la vallée du M’zab, à Ghardaïa, n’est aujourd’hui que ruines et désolation. Vingt minutes seulement ont suffi aux pluies diluviennes de mercredi dernier, premier jour de la fête de l’Aïd, pour transformer toute la palmeraie étalée sur huit communes (Ghardaïa, Bounoura, El Atteuf, Daia, Guerrara, Berriane, Sebseb et Metlili) en une ville flottant sur une eau boueuse. Tout s’est passé tellement vite que personne n’a pu réaliser l’étendue et l’importance des dégâts occasionnés. Des maisons effondrées sur leurs habitants, des dizaines de véhicules emportés par la violence des eaux avant d’être engloutis par la boue entassés l’un sur l’autre sur une hauteur d’au moins trois mètres, des arbres arrachés, des poteaux électriques ensevelis, des cadavres de moutons, de chèvres et de baudets flottant et des montagnes de boue obstruant la quasi-totalité des ruelles.
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Le plan Orsec (organisation des secours) n’a pas fonctionné. Encore une fois, les nombreuses leçons des catastrophes naturelles n’ont pas été retenues. La population a été isolée et la machine devant être mise en branle en pareil cas n’a pas fonctionné.
LIRE LA SUITE du reportage de l’envoyée spéciale d’El Watan, Salima Tlemçani.
