un agrégat de mille vérités diverses, et la même vérité

 » Notre sentiment de l’humanité dans son ensemble est un agrégat de mille vérités diverses, et c’est aussi la même vérité proférée mille fois. « , écrit William Hazlitt dans Du goût et du dégoût, publié aux éditions Circé en 2007 (sélectionné dans sa bibliothèque idéale de sciences humaines par la librairie Sauramps).

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    La bibliothèque solaire de Périgord à Toulouse

    Il est en notre belle cité Raymondine
    de beaux monuments d’une beauté si fine.
    Bien sûr, le Capitole, dominant la grand place,
    conservant à la ville un charme très Latin.
    Et puis, Saint-Sernin d’or, beauté incomparable
    véritable navire de briques sur la ville.
    dressant son clocher effilé sur les arabesques
    du ciel, le tournoiement du soleil et des nuages.

    Mais il est un curieux temple nommé, «Périgord»
    construit par Jean Montariol et porté par Billieres,
    comme un lieu d’exception voué à la lecture,
    au beau, aux arts, à la lumière et à l’esprit.
    Entre deux rues étroites, l’oratoire et «Le printemps»,
    le chantier fut immense, désormais habité,
    par deux magnolias et deux nymphes pimpantes.
    Sur le porche est écrit le mot : «Bibliothèque.».

    Trois salles de lecture, une immense réserve
    vous baignent de lumière, de calme et de paix.
    Quoiqu’ait écrit le maître Borges. sur l’ «octogone»,
    la salle principale est immense rectangle,
    chapeautée d’un dôme sur fonds bleu, jaune, blanc,
    d’où descend la lumières et montent les pensées.
    C’est ici, que le choc du livre s’accomplit
    que le citoyen s’ouvre au monde de l’esprit.

    Rien de plus essentiel que trois panneaux muraux,
    peints par Marc Saint-Saëns, donnant à voir
    le «parnasse Occitan», la grandeur du Midi,
    avec comme devise : «FE SENS OBRAS MORTA ES».
    Et Camille Soula pensif, aux côtés de Vaudoyer,
    sont comme des vigies veillant sur la pensée,
    sur l’art et la culture de notre Languedoc.
    alors qu’Apollon gambade et joue de la lyre.

    Le lecteur moins pressé, fixant la grand ‘horloge
    aux chiffres romains dorés, peut laisser ses soucis
    se plonger dans ce mode de vivre intemporel
    et s’imprégner d’une atmosphère murmurante,
    faite de chuchotis, de chaises déplacées.
    Enfin, pouvoir penser, et avoir comme amis,
    les grands anciens, à la pensée de bronze,
    les jeunes écrivains qui tissent l’avenir.

    Mais c’est rêve fugace, surtout, quand le soir tombe ;
    que les lampes aux tiges d’argent se font étoiles,
    une étrange magie vous aimante
    et vous saisit comme sirènes en mer.
    C’est là, à ce moment, que comme une étincelle,
    un séisme profond secoue votre quiétude
    et guide la conscience vers des endroits de feu,
    où brûlent les pensées et jaillit l’écriture.
    C’est le moment magique que l’on voudrait figer.

    L’on fait le rêve absurde, d’être enfermé la nuit,
    parmi cet océan de livres et de décors.
    Cela serait une expérience existentielle
    que partager, de nuit, des siècles de pensée
    et se sentir veilleur de l’espérance humaine.
    Mais c’est rêve fugace et à l’heure donnée,
    ayant rendu vos livres, sourit aux bibliothécaires
    vous sortez lentement, pensant à revenir.

    Paul d’Aubin (Paul Arrighi)- Toulouse, décembre 2013.

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