Glissant pour une  » nation-Relation martiniquaise « 

Ce sont peut-être les mêmes lycéens qui vont concourir pour décrocher une place pour le Festival d’Avignon, qui sait [Papalagui d’hier] ?

La scène se passe au lycée Schœlcher de Fort-de-France (Martinique). Elle est racontée par Roland Sabra sur le site Madini’Art … Des lycéens interpellent Edouard Glissant et Patrick Chamoiseau, venus débattre de leur pamphlet « Quand les murs tombent, l’identité nationale hors-la-loi ? »

 « Ils sont revenus sous les applaudissements de leurs camarades, rapporte Roland Sabra, et sans même que Glissant et Chamoiseau exposent ils ont jeté leurs questions comme on lance un pavé, certaines devaient avoir été préparées, d’autres étaient improvisées. Là encore ils s’en foutaient, le texte les avait travaillés et ils voulaient travailler les auteurs. 

A tel point qu’ils demandèrent tout de go si l’idée même d’indépendance nationale n’était pas une idée d’un temps archaïque, d’un temps dépassé. Et là dessus ils ont vite mis en évidence un infime décalage entre la position de Chamoiseau et celle de Glissant. Ils étaient contents, les montagnes avaient bougé. Ils avaient fait bouger les montagnes. A Edouard Glissant qui déclarait : « Si l’indépendance nationale en Martinique conduit à un Etat-nation, je dis non, mais j’applaudis à la naissance d’une nation-relation martiniquaise». Patrick Chamoiseau répondait par un silence après avoir insisté au préalable sur l’indépendance comme condition d’un imaginaire libre. »

L’ensemble de ce reportage est à lire sur le site http://www.madinin-art.net/.

 

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