L’envie de lire ? Pennac (suite), Mengestu (suite)

Daniel Pennac nous donne rendez-vous le 11 octobre pour deux nouveaux titres : Chagrin d’école chez Gallimard et Ecrire publié par Hoëbeke. Nous y reviendrons.

Dans une interview à Jean-Maurice de Montrémy pour Livres Hebdo, ce 28/09, l’auteur de Comme un roman, est interrogé sur ce  » qui transmet l’envie de lire ?  » :

 » Des libraires de quartiers, des bilbiothèques, certains professeurs, ceux qui ne jouent pas les gardiens du temple. Pour le reste c’est encore une histoire d’amour. Le plus souvent, ce sont nos proches qui nous font lire (…)

Les médias, c’est la transmission indirecte. Ils nous révèlent qu’il existe une offre de lectures importante et toujours renouvelée. Mais ils ne remplacent pas la contagion d’une conversation, d’une rencontre, d’un échange directs. Naguère, Bernard Pivot savait faire cela, être littérairement contagieux (on le lui a d’ailleurs beaucoup reproché !), mais les temps ont changé. Quant à moi, je ne regarde presque jamais la télévision : j’écris, je lis, je sors. Je picore un peu dans la presse mais je me sers surtout chez mes amis, ou en écoutant la radio, ou indirectement à la table du libraire en grapillant, par-ci par-là, sans jamais lire la quatrième de couverture. De mon côté, j’essaye de transmettre ce qui m’a plu. Et, puisque nous y sommes, j’en profite pour vous recommander la lecture du dernier roman qui m’a vraiment touché : Les belles choses que porte le ciel de Dinaw Mengestu.  » [Papalagui, chronique du 13 septembre].

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