Édouard Glissant écrivait dans L’intention poétique (1969) :
« Si la solution te paraît difficile, peut-être même impraticable, ne va pas crier tout à trac qu’elle est fausse. Ne te sers pas du réel pour justifier tes manques. Réalise plutôt tes rêves pour mériter ta réalité. ».
Nous le rappelions dans Papalagui (14/08/11).
Ce matin, Libération nous remet en mémoire le « Discours à la jeunesse » de Jean Jaurès, prononcé le 30 juillet 1903 au lycée d’Albi, par ailleurs disponible dans son intégralité dans L’Ours, l’Office universitaire de recherche socialiste. Lire cet extrait :
« Le courage, c’est d’accepter les conditions nouvelles que la vie fait à la science et à l’art, d’accueillir, d’explorer la complexité presque infinie des faits et des détails, et cependant d’éclairer cette réalité énorme et confuse par des idées générales, de l’organiser et de la soulever par la beauté sacrée des formes et des rythmes. Le courage, c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir mais de n’en pas être accablé et de continuer son chemin. Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel. »
