« La nouvelle littérature haïtienne », thème de recherche

Laferrière, Trouillot, Lahens, etc. sont-ils des écrivains haïtiens ? ou francophones ? ou japonais ?, telle est la question au cœur des préoccupations de la journée du 10 novembre 2010 organisée par Sylvie Brodziak du Département de Lettres Modernes de l’université  Cergy-Pontoise.

« 1988-2010, Regards sur la nouvelle littérature haïtienne » prendra pour titre cette journée, dont l’intention est présentée sur le site de recherche en littérature Fabula :

« En 1988, René Depestre reçoit le prix Renaudot pour son roman Hadriana dans tous mes rêves. En 2009, l’énigme du retour de Dany Laferrière est salué par le prix Médicis, Yanvalou pour Charlie de Lyonel Trouillot par le prix Wepler et Yanick Lahens reçoit le 15ème Prix du livre RFO pour La couleur de l’aube. Entre ces deux dates, d’autres Haïtiens ont été primés.    Ces récentes attributions de prix littéraires prestigieux non seulement soulignent la vigueur de la littérature haïtienne francophone mais surtout installent celle-ci dans un processus de reconnaissance et de légitimation qu’il nous semble intéressant d’observer (à noter que le festival Étonnants voyageurs qui devait se tenir à Port-au-Prince en janvier dernierinsistait sur les neuf prix remportés par les écrivains haïtiens en 2009) En effet, que s’est-il passé en 20 ans ? Quelles sont ces oeuvres – écrites au pays, en exil ou en immigration – qui désormais prolongent le corpus classique de la littérature haïtienne ? Quelles formes adoptent-elles et que racontent-elles ? Qui sont ces nouveaux auteurs? De qui se réclament-ils ? Sont-ils en fusion, en rupture et/ou en métissage ? Quel Haïti les inspire ? Quel pays, unique ou pluriel, inventent-t-ils et veulent-ils transmettre ? »   

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