Mon double travail de chauffeur et de corrrespondante sur l’internet au mille messages

Qui dira, publiera, transmettra dans le vaste monde tout ce qu’Haïti vit depuis le séisme du 12 janvier ? Déjà des éditeurs fourbissent leur papier pour relayer toute cette littérature, celle des écrivains comme celle des gens du quotidien, sueur au corps, déroulant leur sollicitude dans la solitude multiple, alors que résonne a l’entour une compassion sans fin, sans faim car jamais rasasiée.

Au gré des navigations sur la Toile, des messages, des textes touchent plus que d’autres. Ainsi sur le site de la Fondation Haïti Partage, cette lettre de Mica à Flo. A la découvrir, le lecteur a le sentiment de partager quelque chose. Sur place, dans la régions des Abricots, il y a Jean-Claude Fignolé, écrivain, maire, et sans doute plus que ça alors que sont arrivées et que viennent encore des foules de réfugiés de la capitale.

Ça a commencé comme ça :

« Flo chérie, il faut que je donne des nouvelles un peu à tous les amis qui m’en demandent et qui ne peuvent s’imaginer ce après quoi je cours toute la journée qui me bouffe tout mon temps. 

Le drame a commencé par une belle journée où au volant de mon pick-up, je suis partie des Abricots vers Jérémie… »

Lisez La vie aux Abricots, c’est dans aucune librairie, c’est comme une littérature de l’urgence.

Lisez Abricots de Jean-Claude Fignolé dans Haïti, un atlas littéraire :

« Penchée à l’avant d’une blanche caravelle, elle se rappelait Heredia en regardant monter vers elle, des profondeurs ignorées, la fantasmagorie des coraux. L’étrave fendait allègrement la mer étale. A l’arrière, le sillage traçait des raies de vaguelettes qui bruissaient, étincelaient sous le soleil… »

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