L’importance de la culture, dans la reconstruction, doit être prise en compte. Dans le contexte haïtien, où la symbolique a une place de choix, repenser Haïti c’est aussi soutenir les arts et la culture, notamment le livre et les auteurs qui servent de promoteurs de cette identité populaire, complexe et fascinante. Un peuple amputé de sa culture est un peuple mort. (Rodney Saint-Éloi, auteur et éditeur membre de l’AIEI, Mémoire d’encrier, Montréal).
L’Alliance internationale des éditeurs indépendants appelle tous les organismes de solidarité internationale à se mobiliser dans la durée en Haïti. L’Alliance fera ce qui est en son pouvoir pour apporter son appui à long terme aux professionnels du livre haïtiens, particulièrement aux bibliothécaires, aux éditeurs et aux libraires, en articulant son action à celle d’autres acteurs en Haïti, déjà présents ou prévoyants de l’être.
Par ailleurs, l’Association internationale des libraires francophones (AILF) note :
« Antoine Gallimard et tous les autres Diffuseurs de la Sodis viennent de décider d’annuler la dette de la librairie La Pléiade à la Sodis et entament une action de « lobbying » auprès des autres distributeurs pour inciter leurs confrères à agir de même.
Françoise Nyssen d’Actes-Sud annule également les dettes des librairies haïtiennes et souhaite lancer un appel de solidarité à l’ensemble des éditeurs/distributeurs.
Editis a également immédiatement réagi dès le premier jour de la catastrophe et a immédiatement pris la décision de geler tous les encours de tous les libraires en Haïti. »
