Fourbissant nos mots, ici ou là, nous laissons couler notre douleur d’Haïti. Le monde a mal à Haïti en ce dimanche matin, au début du 5e jour d’après séisme. Douleur, couleur d’Haïti-monde, dont le séisme ravageur propage ses ondes bien au-delà des rues de Port-au-Prince.

Avec Facebook les mots circulent depuis les hauteurs de la capitale où le poète James Noël envoie ces messages (samedi) :
bcp de mobilisation dans les rues, l’espoir luit drolement dans les yeux. On essaie d’etre optimiste tout en comptant nos morts qui nous tombent dessus toutes les minutes
et :
je suis dans la rue en quete d’amis perdus. Partout dehors, c’est l’odeur de la mort. Le gouvernement n’a pas tjrs decrete le deuil national…
Partout les mobilisations prolifèrent.
Utopiques : Le Sénégal offre une région aux Haïtiens souhaitant migrer en Afrique. Le président sénégalais Abdoulaye Wade a proposé samedi d’offrir une terre aux Haïtiens qui souhaiteraient migrer en Afrique leur « terre natale ».
Fédératives : On rejoint des groupes sur Facebook. Ils se nomment : Unissons-nous pour Haïti, Earthquake Haïti, Comité Urgence et soutien pour Haïti, Diaspora Afro-Moselle, etc.
De célébrités, dont la dernière en date est une exhibition de tennis en faveur des victimes du séisme en Haïti, organisée sur l’initiative du Suisse Roger Federer, numéro Un mondial, qui a réuni 15 000 spectateurs dans la Rod Laver Arena de Melbourne dimanche 17 janvier, à la veille du début de l’Open d’Australie.
Des clips d’artistes sont enregistrés, des téléthons annoncés, des acteurs culturels se mobilisent « pour le long terme », les urgentistes essayent de « panser » Haïti, les créateurs souhaitent aussi « penser » Haïti.
Des prières ou des permanences physiques sont organisées. A Paris la Plateforme d’associations franco-haïtiennes-PAFHA Agir ensemble ici et là-bas pour un monde solidaire annonce « un accueil physique tous les jeudis de 15h00 à 18h00 au local de La Maison d’Haïti 16, rue Bisson 75020 Paris – Métro : Couronnes. Le téléphone est le 01 44 62 92 87. Pour le moment, elle se tient tous les jeudis après-midi. Mais nous sommes en train de mettre en place une permanence physique plus large. »
Tèt ansanm nou bezwen.
