Goncourt et Renaudot 2008 dans la brassée des mondes

Le point commun entre Atiq Rahimi, lauréat du prix Goncourt 2008 pour Syngué sabour et Tierno Monénembo, lauréat du prix Renaudot 2008 pour Le Roi de Kahel ? Tous deux ont choisi la langue française pour écrire et la France pour exil littéraire. L’un est baigné de culture persane, l’autre de culture peule.

L’un a fait ses études au lycée franco-afghan Estiqlal de Kaboul.
En 1984, il a quitté l’Afghanistan pour le Pakistan à cause de la guerre, puis a demandé et obtenu l’asile politique en France.

L’autre a quitté la Guinée de Sekou Touré en 1969.

L’un a ses parents qui vivent aux Etats-Unis, l’autre bénéficie actuellement d’une bourse Stendhal, en résidence d’écriture à La Havane (Cuba), un éloignement délibéré qui explique son absence (temporaire) de Paris.

L’un a écrit un roman  » dans la peau d’une femme portant burqa « , l’autre dresse le portrait d’une utopiste qui s’est placé jadis au Fouta-Djalon  » dans la peau d’un noir « .

Leur destin littéraire a coïncidé ce lundi 10 novembre 2008 à 13h, dans une brasserie du quartier de l’Opéra.

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