Dans son roman, Comme un roman, (Gallimard, 1992), Daniel Pennac nous prescrivait très justement « les droits imprescriptibles du lecteur » :
1. Le droit de ne pas lire.
2. Le droit de sauter des pages.
3. Le droit de ne pas finir un livre.
4. Le droit de relire.
5. Le droit de lire n’importe quoi.
6. Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible).
7. Le droit de lire n’importe où.
8. Le droit de grappiller.
9. Le droit de lire à haute voix.
10. Le droit de nous taire.
Au sortir d’un très bel atelier d’écriture, ce jour même, pourrait-on suggérer
« Les droits élémentaires de l’écrivant » :
1. Le droit à l’angoisse de la page blanche.
2. Le droit à prendre la plume.
3. Le droit d’écrire pour rien.
4. Le droit d’écrire sous contrainte.
5. Le droit au haïku hapaxique.
6. Le droit d’écrire sous influence.
7. Le droit de raturer avec rage.
8. Le droit d’inventaire imaginaire invétéré.
9. Le droit à l’exercice de style, oulipien ou rien.
10. Le droit au mot d’enfant.
« Les droits élémentaires de l’écrivant » ? à ne pas confondre avec » les droits de l’écrivain « …
à ne pas confondre, encore, avec » l’écrivain à tous les droits « .
