Parmi les trente écrivains indiens invités au prochain Salon du livre de Paris, du 23 au 27 mars, Vikram Seth, remarqué en 1993 sur le plan international pour son roman Un garçon convenable (Grasset, 1995). 
En 1986 déjà, quelques-uns l’avaient apprécié pour son roman paru aux Etats-Unis, The Golden Gate. Ecrit en vers, en six cents sonnets en particulier, il est en partie autobiographique comme le révèle Le Magazine littéraire dans son dossier de mars conscacré à la littérature indienne. Le mensuel publie une traduction inédite de Claro, qui paraîtra dans son intégralité en 2008 chez Grasset.
Extrait :
« Il repense à sa jeunesse et à ses études,
A Phil, à ses amis de Berkeley, aux soirs
Passés à rire et à noyer les certitudes
Dans les flots de bière et un joyeux tintamarre.
Hélas! Eheu fugaces… Silicon Valley
Joue la sirène et entraîne les diplômés
Sur la pente ambitieuse et cependant traître
De l’argent dont rêvent déjà les futurs maîtres.
Ecartelant le faible et rossant le battant,
Qui se tuent au travail en se rêvant rentiers,
Ainsi triomphe le fichier et périt l’amitié,
Le travail est loué et le loisir coûtant.
Voilà John enchaîné, et les genoux en terre,
Devant le dieu jaloux, le fameux computer.
