1. Le quotidien Libération ne fait plus que 32 pages.
2. Quatre journalistes emblématiques de Libération (nommons-le deux fois, c’est plus sûr) quittent le journal en désaccord avec la prise de contrôle majoritaire par Edouard de Rothschild : Florence Aubenas, Antoine De Baecque, Jean Hatzfeld, Dominique Simonnot.
3. L’écrivain Javier Cercas déclare dans Télérama n° 2959 : "Ecrire ne sert à rien, mais c’est peut-être la seule façon de trouver une illusion aux choses de la vie."
4. Le même hebdomadaire, Télérama, (deux nominations lui aussi) diffuse sous cellophane, à raison donc de 250 000 exemplaires, une nouvelle inédite d’Eric Chevillard, Au spectacle de 22 pages, avec en 4e de couverture, une publicité pour le TGV.
Papalagui lit p.24 des lignes à l’humour très retenu: "Nul événement contingent ne saurait me distraire de ce spectacle fascinant. Moi, quand je suis dans le trouble de l’art, rien d’autre ne me touche ni ne m’atteint. Il pourrait pleuvoir des panthères ou des enclumes. Quand je suis dans le songe de l’art, le réel est une petite chose dure et sècle reléguée dans un coin du décor, qui s’empoussière."
4 bis. Malgré sa brièveté, la nouvelle d’Eric Chevillard (nommons le deux fois, c’est mérité) est préfacée par un autre écrivain, François Bégaudeau, qui lui-même écrit : "L’humour est au coeur du projet, comme ce qui rend impossible d’écrire malgré le ridicule d’écrire."
5. A Thalassa, émission de télévision bien connue, une jeune femme rapanui, résidente de l’île de Pâques, affirme sans ambages : "Je sens que ma culture va disparaître".
